‹ Portraits à la plumeChapitre 26 sur 65 · I.- III · texte numérisé non relu

I.- III

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PROSPEH MÉRIMÉE. 103 spirait un profond dégoût. Monsieur Mérimée s'esl efforcé d'être impartial et de raconter sons une forme dramatique plutôt 1rs faits de cette guerre que les idées qui y donnèrent lieu, et, pour qui a lu les ouvrages des historiens de cette époque, on conviendra qu'il a plutôt adouci que rembruni lus couleurs du tableau. Mais là esl précisé ni le défaut de la Jacquerie.

En ne prenanl l'ail el cause pour aucun des deux partis, en ne se prononçant ni pour les oppresseurs ni pour les opprimés, il laissé flotter dans l'indécision l'esprit du lecteur, a\ ide avant tout de conclusion. Puis l'éparpillement des scènes, dont le lieu change à chaque page, el qu'un intérêt général ne relie pas entre elles, ôte à la Jacquerie toute unité, première condition des ouvrages de cette nature. Ce sont plutôl des matériaux d'un uvre qu'une œuvre même, ci l'opinion

csi trop universelle pour ne pas être une vérité. La Famille Carvajal lui est préférable. Ce don José, dans les veines duquel coule le sang ardenl de ses ancêtres, el qui, pour satisfaire son incestueuse passion pour sa fille, n'hésite pas a empoisonner sa femme, et meurt poignardé par sa fille, cette espèce de glorification do la fatalité antique, cette peinture dos surs désordonnées dos Espagnols au dix-septième siècle on contael

avec les mœurs sauvages du nouveau ide, sonl des

tableaux dramatiques que, plus tard, monsieur Méri i>

oui peut-être hésité à peindre, mais auxquels on ne poul refuser uni' remarquable originalité et un intérêl toujours croissant .

En 1828, parul le théâtre de Clara Gazul. C'étaii la

belle époq le l'ardeur romantique. La tragédie i ■

liaii d'épniseinenl el de ridicule, les Grecs el les Ko-

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