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— C'élail un petil bois qui > ôloyail u ir,
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comprises et partagées, les larmes qu'il a fait répandre, en absoudront toujours l'auteur. Disons plus : de pareilles œuvres ne rentrent que bien difficilement dans le domaine de la critique; quoi qu'on en ait, elles se lisent plus avec le cœur qu'avec l'esprit, et le cœur est, on le sait, un bien mauvais juge.
La préface, en forme de dédicace, pourrait passer pour la plus spirituelle apologie du doute ou de l'indifférence, si toutes les forces vives de l'auteur n'étaienl pas concentrées dans les vers suivants :
Doutez du loul au momie, et jamais de l'an p.
Tournez-vous là, mon cher, comme l'héliotrope Qui ineui'l les yeux fixés sur sou ostre chéri, El préférez à tout, comme le misanthrope,
La chanson 'I a mie ei du bon n>i Henri;
Doutez, si vous voulez, de l'être qui vous aime,
D'une femme ou d'un chien, — mus non de l'amour mémo
L'allure de monsieur de Musset est moqueuse, cavalière, le rire du doute lui plissr souvent la lèvre, mais c'est uni' allure empruntée; il voudrait en vain empêcher Sun cœur de battre. Dès qu'il rencontre un
sentiment vrai, dès qu'il t ;he l'ai ir sur sa route,
sa démarche hésite, sa voix tremble, ses yeux s'humectent, l'émotion l'entraîne, et il trouve alors de magnifiques accords qui vont réveiller tristement, mais non sans charme, les cœurs blessés-
Le poëme, ou plutôt le drame de la Coupe et les livres, — ■ car c'est bel et bien une pièce en cinq actes
est l'histoire d'un jeune chasseur que le désir insatiable et le besoin d'action font abandonner l'humble hérit tge patei nel en maudissant su patrie et sa famille,
AU'IiEU DE MUSSET. 25
élans de la plus sublime poésie. Tout le monde connaîl le monologue de Franck, et, malgré quelques exagé rations de mauvais goûl qui déparenl les premiers vers, ce n'en est pas moins un des gémissements les plus sombres et les plus découragés de la littérature modei ne qui pi m tam en a tant poussé Le personnage de Deidamia, à peine entrevu, à peine indiqué, traverse tout le drame, en laissant sur sa trace une fraîche odeur pi intani: re qui repose el console. Si \ i\ ne un reproche
ii adresser à ce dri \ ce sérail celui dont je parlais
ton! a l'heure, de né pas avoir de conclusion. Le coup de poignard de Belcolore ne termine rien, car l'intérêl ne porte pas sur Deidamia, mais bien sur Franck, el l'esprit, un instant détourné par ce gracieux épisode, comprend bien que le héros n'est pas encore assez » Ih.iii de ses forces pour ne pas entamer une terrible el suprême lutte contre le destin, dont Belcolore n'a fait qu'exécuter aveuglément les ordres.
.1 quoi rêvent les jeunes filles? ne peut s'analyser. C'est une délicate Heur de fantaisie doni il faut prendre
garde de ternir les pétales en y i shant . Quelle pureté
s irginale, quelle malice enfantine brillent dans la scène
où Ninon avant de s'endormir, repasse dans s.- ■-
moire les événements de la journ i ceux du lende
main, et fait voyager son esprit des panaches ridicules île sa vieille tante à la beauté de ses bras! Et, dans un unie plus élevé, les vers suivants, que le jeune Sylvio répond au vieux due Laé'rte, ne sont ils pas remplis ■ le noblesse et d'un attendrissement aussi bien rendus que ivement sentis :