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tain qu'ils ne sont pas 1rs seuls qu'il ait écrits; et le dernier éditeur de Diderot, le savant monsieur Walferdin, a eu le bonheur de retrouver presque en entier ceux des années 1705. 1771, 1775. 1781. On sait qu'à celte époque les Salons étaient bisannuels. Conséquemment, sauf trois Salons, ceux de 1775, 1777, 1779, sur lesquels Diderot garde un silence complet, justitié, pour l'année 1773. par son voyage en Russie, on peut dire que, pendant vingt ans, il a suivi l'art français dans toutes ses évolutions. Il a recueilli les derniers soupirs de la charmante école de Watteau, il a \u Boucher et le grand Chardin dans leur gloire, il a assisté, par Vincent et Vien, à l'aurore de David. Monsieur Walferdin croit avuir en sa possession une ébauche de Diderot sur le Salon de 1759. Les lignes suivantes. écrites le 17 septembre 1701 s mademoiselle Voland, semblent indiquer une erreur de ce savant. Diderot \
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toute nouvelle : « Je me suis engagé à faire pour Grimm quelques lignes sur les tableaux exposés au Salon; il m'écrit que. si cela n'est pas prêt demain, il est inutile que j'achève. Je serai vengé de cette espèce de dureté, et je le serai comme il me convient. J'ai travaillé hier toute la journée, aujourd'hui tout le jour, je passerai la nuit et toute la journée de demain, et, à oeuf heures, il recevra un volume d'écriture. »
A la suite des Salons de I7fi5 et de I Tii'.i se trouvent le Traité de lu Peinture et les Pensées détachées, où Diderot a réuni el développé les principes d'après lesquels il portait ses jugements dans l'examc : da suvres d'art. Les longues discussions sur le beau, le vrai, le goût, ne tiennent que peu de place dan- ['Essai sur la
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On comprend qu'avec son enthousiasme fougueux, qui fut la plus grande partie de son talent, avec cette sensibilité, comme il dit souvent, il devait avoir un vif penchant pour la couleur, pour le sentiment de la vie dans l'art. Et d'ailleurs, pour tout dire, Diderot avait plus de goût que de sentiment de l'art, supérieur en cela à tous les philosophes, ses collègues, qui n'en avaient ni le goût ni le sentiment. Très-lié avec un des plus grands coloristes de l'école française, avec Chardin, il dut évidemment puiser beaucoup d'opinions à cette source, et se laisser facilement aller à une tendance où l'entraînait déjà sa propre nature. Dans ce goût de Diderot, Chardin versa son sentiment. Celte sympathie est indiquée dans tous ses ouvrages, et, sans vouloir examiner de trop prés si elle lui était personnelle ou si elle n'était qu'un reflet, il faut reconnaître qu'elle prouve de l'intelligence et de l'audace dans l'esprit à l'époque où elle se manifesta. Il fallait une grande indépendance dans le jugement pour dire, dès 1 705, «que pendant les sept pénibles et cruelles années passées à l'Académie, on prenait la manière dans le dessin. » <in comprend que Diderot ait redouté l'effet île pareilles vérités tombant sur un public encore si peu dispose à les comprendre.
Tour juger loin ce que de pareilles idées avaient de hardi, de nouveau, il faut lnen se rendre compte de l'incroyable respecl qu'inspirait l'Académie, cette boutique de manière, — comme il l'appelle, des théories loin elle était lu dépositaire cl la vulgarisatrice
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