‹ Portraits à la plumeChapitre 44 sur 65 · I.- |H.in allai dormir in clnJni ou flânai le long · texte numérisé non relu

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RODOLPHE TOPFFEH. 217

de sentiment qu'une page de l'histoire de Gervais de Charles Nodier? Lorsqu'il poursuit de ses railleries 1rs malheureuses victimes des arts dits d'agréments, lorsqu'il déverse à pleines mains le ridicule sur les insensés qui vont cherchant des maîtres partout, quand ils ont la nature ouverte devant eux, ne manie-t-il pas, comme un soldat éprouvé, cet impitoyable bon sens qui fut une arme si terrible entre les mains de Voltaire et de Diderot'; Mais que nous servirait de continuer cette nomenclature plus longtemps? C'est au livre même qu'il faut renvoyer le lecteur, en lui souhaitant une partie du plaisir que nous avons éprouvé à suivre cet esprit délicat et railleur par toutes les échappées qu'il lui plaît d'ouvrir dans son sujet.

Il est cependant un point sur lequel il nous est impossible île ne pas chicaner monsieur Topffer. Nous Minions parler de l'aigreur qu'il mel dans sis attaques contre la formule de l'art pour l'art et contre son autour, monsieur Hugo. Ce n'est pas ici le lieu de discuter la valeur intrinsèque de cet aphorisme et de rechercher, question beaucoup plus creuse que profonde, s'il conduit droit au matérialisme ou à l'idéalisme en littérature. Monsieur Topffer est un partisan de la première déduction. Il se pourrait bien, comme cela arrive pour toutes les propositions mal formulées ou mal comprises, que celle-ci conduisit aussi bien à l'uni' qu'à l'autre de ces déductions. Dieu nous garde d'essayer de le prouver, el de rhabiller à neuf cet aphorisme lancé' jadis étourdimenl dans.une préface plus brillante que sérieuse. Mais ce que l'on pardonne difficilement à

monsieur Topffer, e'esl I acrin ie dont il poursuit le

poëte lui-môme. Cela gâte son livre par endroits. Quelle

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chemin-là, on s'éloigne sûrement du but que l'on croit approcher. — L'école de David, dit-il plus haut, cstimable à d'autres égards, menait tout droit à ce que l'on appelle le dessin académique, dessin de types moulés sur la statuaire antique, nature vivante et réelle. Avec ce principe, l'art, faute de se retremper constamment à son unique source, la nature, chemine à part d'elle, sans s'en éloigner, sans s'en rapprocher. »

Cependant, maigre cet hommage tacite rendu aux tendances de la jeune école, qui recherche, avant tout, la nature et la vie sous ses aspects les plus multiples, l'ouvrage de monsieur Topffer sera peu lu. peu compris, et surtout de peu de profit aux artistes, race toute de premier mouvement, et qui, pour nous servir des pmpres expressions de monsieur Topffer, « aime peu à raisonner sur son art. Leur vie est toute d'impressions : philosophie, ils s'en moquent; raisonnement, ils bâillent; déductions, ils s'endorment. Enfants gâtés, mais surtout enfants qui n'aiment que leurs jouets et boudent leur rudiment; philosophes en ceci, pourtant,

qu'ils jouissent beaucoup sans s'enquérir | rquoi .

coi ont. Le comment, le pourquoi, gâtent tant de

choses! » Monsieur Topffer a fait, en ce peu de lignes,

h ■illeniv et la plus ingénieuse critique que l'on

puisse adresser à son livre. Ce que l'on peut encore lui reprocher, c'est un manque de simplicité qui résulte nécessairement de cette alliance du sentiment et de la moquerie qu'affectionne monsieur Topffer, mais qui finit quelquefois par fatiguer. Je ne sais pourquoi, en

écrivant ces lignes, lest sdoVoltaireel de Rousseau

bc présentent tre esprit : l'un fils légitime, l'autre

fils adoptil de la patt ie de monsieur Topffer; il semble

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