LE SALON DE
L étude des grandes pers lalités, qui, depuis \\u^\
sds, ont joué à tant de divers titres un n»lu dans les destinées de la France, étude souvent aride et difficile, apporte pourtant quelquefois de précieuses boi -
fortunes bien faites pour dédommager des recherches
qu'elle nécessite el des fatigues qu'éll 'casionne.
N'est-ce pas, par exemple, une rencontre pleine d'imprévu et de singularité que celle d'un homme d'une aussi grande valeur que monsieur Guizot débutant, il j a quarante ans, dans ta carrière littéraire qui l'a mené où nous l'avons vu arriver, par une brochure, inconnue maintenant, sur le Salon de 1810 el sur les questions qui s'j rattachent? Il n'entre pas dans ma pensée de vouloir faire bon marché de l'arl au profil
rilÀlTS \ I \ I! I Ml 1 dire que la voie suivie ulua lard ».it supci ■ cherche* d'abord. Je veux seu-
lement, dit l'abord, appeler l'attention sur l> diflerenée qui existe pnln ra débuta al Ica Ira-
taux auxquels ••ni insensiblement conduit la forme de i le |n M' lianl naturel de monsieui Guixol. l' ■ ui qui "iii iSludii lea awvnu di cet espril «voit
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oubli, et les y repousser bien vite. Dieu veuille que les enfantillages dé nos plus illustres poètes soient traités avec la même indifférence par nos enfants, et 40e la postérité ne continue pas, jusque dans leurs plus belles œuvres littéraires, le sévère examen auquel elle soumettra leurs prétentions politiques, si toutefois elle les examine.
Le Salon de 1810 était fort ordinaire, et, sauf quelques tableaux de Gros et de mademoiselle Mayer, l'élève de Prud'bon, n'offrait aucune œuvre qui s'éloignât de la routine d'alors, aucune ébauche qui révélât un mouvement spontané et libre en dehors des barrières qui retenaient l'art captif. L'Empire, arrivé à son apogée, se résumail à un seul homme: l'Empereur; et la France n'eût pas compris que les beaux-arts servissent à autre chose qu'à glorifier cet illustre capitaine. Dans l'art, David, esprit systématique et intolérant, exerçait, directement ou indirectement, la même autorité que Napoléon dans l'Etal ; seulement ce despotisme devait avoir des conséquences plus funestes; car, si les sociétés, qui ne suiii i] les agglomérations d'intérêts sou
mises aux lois invariables de la pratique, ne peuvent se développer el progresser que sous le principe de l'autorité, les arts, au contraire, ces fleurs de l'imagination, ne s'épanouissenl que dans l'air de la liberté ei de la fantaisie. David el son école étaient les seuls dont les œuvres pussent intéresser au Salon de 1810.
En dehors d'eux, Gros faisail tousses efforts | mu
ih'ivi la fougue de son pinceau, et 3 réussissait malheureuse m trop bien, ri Prud'hon, le doux et suave
Prud'hon, retrouvait, sans que personne fût alors capable d'\ prendre garde, les sentiers oubliés du Cor-
PORT! vil- \ iv PLUME.