‹ Portraits à la plumeChapitre 46 sur 65 · I - - lonc une Iiymne'cl · texte numérisé non relu

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cette science dans la compusitinii, "Il risque fort d'être arrêté dès le début, à moins que l'on ne donne ce nom à la disposition maniérée el théâtrale des figures ilu Bélisaire, de Brutus, des limaces, des Sabines, de Léonidas, du Serment ilrs aigles, lin cherchant bien, on en trouverait cependant de remarquables vestiges dans le tableau du Sacre, composition à tous égards une des meilleures de David, el où l'on remarque des tendances vers la couleur el l'harmonie qu'il est pénible

de voir abando r si \ ite. Ce n'esl pas non plus dans

l'exa n îles figures isolées que nous trouverons ce

dessin savant, si par science on entend, non-seulement la connaissance vulgaire de la charpente humaine, mais encore cette habileté à -.unir disposer les mouvements de- figures de façon à ce que l'idée de la science résulte plus de l'ensemble que Ar> détails, à les exagérer mô quelquefois c me le faisaient Michel-Ange et Raphaël, -ans que cependant la pensée de

l'écorché lu squelette vienne offusquer l'esprit du

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statuaire que le modèle vivant. II ne faut pas d'ailleurs que les peintres oublient que l'anatomie ne doit leur servir que comme renseignement, et que la recherche de l'exactitude humaine et générale doit tenter leurs efforts beaucoup plus que celle de l'exactitude physiologique. L'oubli de cette vérité a jeté souvent David dans de singuliers écarts.

Pour résumer ce qui précède, je dirai qu'à mon sens David manqua tout à fait des facultés indispensables à tout grand artiste : la spontanéité et le senti ment. On peut se rendre compte de ce (pie devait produire une école, soumise à une semblable influence ; ci. quand je dis une école, je me sers d'un terme impropre, car, pour fonder ce qu'en peinture on appelle une ccole, il faut posséder une chaleur et un rayonnement dont David semble avoir pris à tâche de se dépouiller avec le plus grand soin. Le mouvement qui se développa à l'abri de son autorité ne fut pourtant pas inutile, en ceci qu'il réunit el contint en colonne serrée la masse des artistes éparpillés précédemment dans toutes b^ directions, el que. lorsque les véritables chefs apparurent, ils trouvèrent toul puis les bataillons qu'ils conduisirent, chacun dans leur direction, n ces glorieuses luttes de l'art qui seront le caracleie ilisiinciif (le la première partie du dix-huitième siècle.

I.e Salon de 1810, que monsieur Guizot entreprenaii d'analyser ei de juger, s'ouvrail sous l'influence immédiate de David. A ce Ile époque, monsieur Guizot, âgédl!

vingt-trois ans, avait déjà publie, si je ne me trompe, un Dictionnaire des Synonymes. Quoique bien jeune l r décider avec entière connaissance de cause les

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FRANÇOIS CUIZOT. 229

de l'interpréter d'après leur propre idéal, la repoussèrent systématiquement, et commirent la faute d'aller chercher leurs modèles sur l'antique, c'est-à-dire sur une première interprétation de la nature. Mais là s'arrête la vérité de l'observation. La faute eût été légère et l'erreur excusable si, en étudiant cet art dont les Grecs et les Romains nous ont laissé de si magnifiques monuments, ils en eussent pénétré le sens intime et su trouver, -nus les voiles d'Isis. la lumière intérieure qui l'éclairé et la fait rayonner : la beauté. Mais ils n'allèrent pas au delà de l'enveloppe extérieure. Ils ne prirent à la sculpture que la ligne, c'estrà-dire la sécheresse, et ne songèrent pas à s'approprier ce dessin ilu dessous, dont monsieur Guizot parle quelque part, qui donne le mouvement et la \ie aux sculptures antiques. A ce point de vue, la filiation entre la peinture de David et la sculpture antique n'existe plus, et il émet une opinion fausse en tous points quand il dit : « Qu'un homme célèbre, en ramenant au culte du vrai beau, a banni ce dessin maniéré, ce stj le de convention si longtempsà la mode. » L'école de Boucher et de Pierre ne brillait celles pas par le naturel; mais, je le répète, celle de David n'était-elle pas tout aussi maniérée, et et son style tout aussi faux?

Je ne pense pas que rv soit un exemple heureusement trouvé el iloge bien flatteur à faire d'un tableau

que <\r dire, comme pour Orcste et Anclromaque de Guérin, qu'il ferait un excellent groupe de sculpture. On a pu juger cette œuvre au Musée du Luxembourg, el l'auteur aurait raison si l'arrangement des figures de Curtius était le dernier terme de l'art; mais si, devant une œuvre queli me. on doit chercher des c litions

I'OIitr MTS \ n il i mi il ■ 1 .. ii - un ordre plus •■!•*•■ l'éloge touchera d« i ■ unsarn île longues i iptiun du sujet 'i lux olscrvations qu'il mire maintenant l'intérêt qu'excitait relie t le rompnsit i termine,

enfin iprea deux renls lignes sui li mouvement du pouce .1 Oreslc je prie le lecteur de i roire que -. i ii-ii» 'ini'iii . |.;u m- remarque sur le» em-

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