‹ Portraits à la plumeChapitre 48 sur 65 · I. in. m '/ l · texte numérisé non relu

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ajoute : «.Monsieur Gros possède un talent vraiment naturel et original; on ne trouve clans ses compositions aucun des inconvénients qui tiennent à la marche d'une école de peinture formée par l'étude des statues; il n'a ni froideur, ni roideur, ni appareil théâtral. Peut-être .son génie est-il celui qui convient le mieux aux sujets nationaux : ses défauts sont ceux de son génie » Mais il ne s'en tient pas là, et, plus loin, après avoir fait de judicieuses observations sur le tableau de David, la Distribution des Aigles, il ve\ ienl à Gros et dit": « Pourquoi ne rencontre-t-on pas ce défaut— celui de plans manquant d'air et d'espace — dans les compositions de monsieur Gros? Parce que monsieur Gros est un peintre éminemment original dont le talent est tout vérité, el qui, moins occupé que ses rivaux de In noblesse du style, s'attache à observer et à retracer la nature; aussi la connaît-il mieux : ses lointains sont vrais, ses plans se dégradent bien, ses figures se marient bien avec l'air

qui les enviroi ses contours ue sont ni secs ni roides.

Les contours du corps humain, ou de ses vêtements, el ceux îles statues de marbre, se détachent dans l'atmosphère d'une manière toute différente : susceptibles de tnouve m et d'ondulations, changeant parfois de couleur el d'apparence, les premiers se fondent davantage ci plus doucement que les seconds avec le fluide vaporeux au sein duquel ils vivent el s'agitent; il \ a, si.je puis me servir de cette expression, plus d'affinité entre l'airel le corps de l'homme, qu'entre l'air el le marbre. I ne ligure humaine, seule au milieu île l'espace ne parail ni aussi isolée, m aussi tranchante sur le fend qu'une statue. Cette différence devienl sensible

quand sompare le Pyrrhus a Andromaquc de

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