‹ Portraits comtemporainsChapitre 26 sur 30 · DE LA GL'ÉRONNIÈRE · texte numérisé non relu

DE LA GL'ÉRONNIÈRE

émules, ceux-là seuls le connaissent tout à fait, et pourraient nous raconter les fluctuations de cette existence agitée, leurs causes, leur origine et leurs suites.

M. de la Guéronnière est bon ; il ne fera de mal à personne, volontairement du moins. Il n’écartera même pas les obstacles échelonnés sur sa route, s’il faut pour cela user de violence et de décision. Il les tournera, car il est habile, et cela sans être soupçonné de choisir un moyen désobligeant : ses formes sontpleines d’aménité, il sait promettre de façon à être cru.

Lorsqu’il veut être aimable, il l’est infiniment : sa conversation est sans aspérités, il écoute volontiers ; il ne fait pas son profit de ce qu’il entend ; ce n’est pas un observateur de profession, mais il ne laisse pas perdre ce qui est bon à ramasser.

Il y a dans son caractère une nonchalance remarquable, une légèreté qu’on ne sait où placer sur les apparences et qui occupe une place trèsmarquée chez lui. Il est oublieux parce qu’il est mobile.

Il a beaucoup d’imagination ; elle n’est point créatrice, elle est rêveuse et fantaisiste, si je puis m’exprimer ainsi. Elle s’illusionne, elle sé persuade elle-même, elle croit ce qu’elle veut

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