‹ Portraits contemporainsChapitre 17 sur 28 · LE DOCTEUR CABARRUS · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR CABARRUS

fance, entourée de ces souvenirs, a fait de lui un des hommes agréables de l'époque qui s'en va. On n'est pas ainsi maintenant, la génération qui s'élève n'aura même plus d'idée de ces façons chevaleresques, lorsque celle-ci aura disparu ; la révolution est plus complète sous ce rapport que sous les autres, car il ne restera pas même les traditions. Hélas I ils s'en consoleront, les niais, qui sait s'ils ne riront point de nous, même par ce que nous avons la faiblesse de les plaindre.

ROSSIMl.

On a beaucoup dit, on a beaucoup écrit sur le roi de la musique moderne , on a examiné, exalté son talent merveilleux. Je ne sais si une étude consciencieuse a été faite sur sa personne, et c'est avec cette confiance que je l'entreprends aujourd'hui. Un homme d'une pareille valeur est une individualité puissante, avant que d'être un grand artiste. Il est devenu musicien, parce que son penchant, les circonstances et mille autres raisons l'ont poussé dans cette voie, mais n'importe quelle carrière il eût embrassée, il y eût tenu la première place, il eût pu être non* seulement ministre, calculateur, philosophe !

C'est encore un homme de génie et le génie c'est l'incarnation suprême de Dieu. A peine si un siècle en fournit deux ou trois; Rossini a été merveilleusement doué, il a tant reçu de la Providence, môme les défauts nécessaires au

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