‹ Portraits contemporainsChapitre 24 sur 28 · JULES LACROIX J · texte numérisé non relu

JULES LACROIX J

monde, elle a elle-même un salon, un des derniers où Ton sache causer, le seul où son mari consente à paraître, parce qu'il ne quitte pas son chez lui de tous les jours. On ne saurait énumérer les services qu'a rendus madame Lacroix; son grand crédit est à la disposition de ceux qui souffrent Après la révolution de Pologne, elle a sauvé plus d'une tète, et le maréchal Pas-Kewitz disait en prononçant une sentence rigoureuse :

a Que la comtesse Ghirchuwitz ne le sache pas, je n'aurais plus un moment de repos. »

Elle est devenue française par son mariage avec un de nos écrivains distingués ; elle sMn-* téresse à tout ce qui est français, surtout aux choses littéraires, elle s'entoure de littérateurs ; elle écrit notre langue mieux que nous. Qu'il nous soit permis de le dire néanmoins, nous lui désirerions un peu plus de tolérance dahs les questions religieuses, elle y met une vivacité qiû n'est pas dans ses habitudes d'indulgence.

Madame Lacroix est un des originaux de ce type qui disparaît de plus en plus et qui ne sera bientôt qu'un souvenir : La grande dame. Le comte Kisseleff , ambassadeur de Russie^ a infiniment d'esprit et sait bien s'en servir ; on lui attribue un mot heureux sur elle :

a Je me demande souvent si madame Lacroix

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