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GÉNÉRAL TROCHU

C'était au début du siège de Paris. Il nous fut donné de voir de près, rue de Rivoli, en cet hôtel du Gouverneur de Paris qui est devenu, je crois, l'hôtel du ministère des finances, l'homme dont le nom était alors dans toutes les bouches, le général Louis-Jules Trochu.

En 1870, à l'heure où les événements et la sympathie si changeante des foules le portaient au pouvoir, ou plutôt l'appelaient au poste de combat, le général, né le 12 mars 1815, dans le Morbihan, avait cinquante-cinq ans. Petit, brun, alerte, d'aspect énergique, on n'a plus à faire son portrait physique. La gravure et l'imagerie ont rendu ses traits populaires et aussi connus que son nom.

Lorsque nous le vîmes, il nous parut très-résolu, quoique sans illusions et voyant net et tristement juste. Les Prussiens lui paraissaient (ce qu'ils étaient) formidables. On pouvait défendre Paris si on avait eu, dans les villages environnants, une armée de secours, celle de Mac-Mahon formée à Ghâlons et qu'on avait sacrifiée dans l'Ardenne. Peu importait. « On se défendra pour l'honneur ! »

Nous n'avons jamais oublié cette conversation, et le dernier mot restera celui de l'histoire. Le siège de Paris, qui demeure le grand fait de la dernière guerre, a dit M. de Bismarck lui-même, le siège de Paris n'est point jugé, pas plus que l'homme qui en assume la responsabilité devant l'avenir. La renommée du général Trochu a subi l'atteinte qui n'épargne jamais les vaincus, m.ême lorsque ceux-là ont tout essayé pour éviter la défaite. Il avait prévu, semble-t-il, la destinée qui l'attendait lorsqu'après 1866, après Sadowa, il prenait la défense de Benedek et annonçait qu'un temps viendrait peut-être où notre malheureuse France aurait aussi, parmi les généraux, sa victime expiatoire.

L'avenir sera plus juste pour le général Trochu que ne l'ont été ses contemporains. Lorsque le gouvernement de la Défense nationale pressait le gouverneur de Paris de combattre et de vaincre : « Prenez garde, répondait le « général Trochu, une défaite sous Paris serait terrible, « et je crains un immense excidium (c'était son mot). Dans « la situation accablante oii nous sommes, il faudrait un « grand homme. Eh! bien, je ne suis pas un grand « homme! » Mais c'était un honnête homme et un organisateur éminent qui sut faire de la résistance à Paris

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qiiclqric chose de trop passif, mais d'admirable. Il montrait les fortifications de Paris, <i peine en état, au défenseur de Sébastopol, au général russe Totleben, peu de temps avant le 4 Septembre. « — N'avez -vous que cela pour vous défendre ? demanda Totleben. — Nous n'avons que cela. — Eh! bien, le siège durera quinze jours. » Il dura cinq mois, et l'heure viendra oii on rendra justice à cet épisode inouï, à cette attitude solide, sans fracas et sans pose. Le tort du général Trochu fut, lui, désespéré, d'avoir donné de l'espoir à cette ville en armes, toujours trop prompte à s'illusionner. Mais qui reprochera à un homme de parler d'honneur et de dignité à un peuple ?

Élève de Saint-Gyr et de l'école d*état-major, lieutenant en 1840, capitaine en 1843, chef d'escadron d'état-major en 1846, lieutenant colonel en 1853, le général Trochu était général de brigade depuis 1854 (guerre de Crimée) et général de division depuis 1859 (guerre d'Italie). Il avait, après 1865, été chargé de préparer les études relatives à la réorganisation de l'armée, et, en 1870, il était alors, je le répète, porté au premier rang par le suffrage public, cette renommée d'instinct et non de jugement.

Nul général n'eut h ce point et pendant un certain temps, la confiance d'un peuple. Jeune encore, ancien adjudant de Lamoricière et de Bugeaud, il avait, disait-on, tracé le plan de la campagne de Grimée, et il en avait favorisé l'exécution sous les ordres de Saint-Arnaud. C'est à lui que nos soldats, décimés par le choléra, devaient de n'avoir point péri de maladie dans la Dobrutska et d'être partis pour la Crimée. Blessé à l'assaut du bastion central devant Sébastopol, général de division en Italie,

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en remplacement du général Bonat (mort, à Suze, de colère, dit-on, parce que le service d'intendance était déplorable), le général Trochu s'était distingué particulièrement à Solférino. C'est lui qui, le soir, débouchant dans la plaine de Guidizzolo, dégagea le corps de Niel et mit les Autrichiens en déroute.

Entre Casanova et Baëte , où l'ennemi se montrait redoutable, il contribua plus que personne à la victoire.

« A quatre heures, dit le maréchal Canrobert dans son rapport sur la journée de Solférino, la brigade Bataille entrait en ligne, les bataillons en colonne serrée, par division, dans Tordre d'échiquier que je leur prescrivais sur le terrain ; l'aile gauche refusée et l'artillerie à portée d'agir efficacement. Ce renfort permettait au général Niel de prononcer un mouvement offensif qu'a d'abord repoussé l'ennemi ; mais celui-ci ayant opéré un retour, la brigade Bataille (19' chasseurs à pied, 43' et M"" de ligne) a été lancée de nouveau et, conduite avec un admirable entrain par le général Trochu, a refoulé définitivement l'ennemi, qui n'a plus reparu.

Le futur maréchal Niel rendait aussi un éclatant hommage à la façon dont le général Trochu avait conduit ses troupes :

(( A\'ec autant d'ordre et de sang-froid que sur un champ de manœuvres, il enleva, dit Niel, à l'ennemi une compagnie d'infanterie et deux pièces de canon, et arriva jusqu'à demi-distance de la Casanova à Guidizzolo. »

Ce sang- froid brillant, c'est l'attitude môme du général

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Trocliu pour qui le connaît et l'a vu, soit discourant dans un conseil, soit agissant sur un champ de bataille. En cela, il est bien Français : il brave galamment la mort.

Depuis 1859, le général Trochu s'était renfermé pour ainsi dire dans l'étude ; il avait repris un poste au comité d'état-major, et ses connaissances spéciales, son esprit critique et clairvoyant s'étaient fait jour dans ce livre remarquable où, mieux encore que le prince Frédéric- Charles, il jugeait l'armée française en 18G7. Ce livre, véritable événement dont on se rappelle le retentissement, avait toute la saveur d'un pamphlet. Il obtint un succès rapide. On y voyait aussi quelque chose d'un esprit d'opposition qui ne déplaisait point dans un gêné rai, les généraux étant d'ordinaire plies à servir. Le livre était sincère d'ailleurs et d'une cruauté vraie. Le chauvinisme national, quelque aveugle qu'il fût, sentit que le redoutable critique avait mis le doigt sur une plaie, et il le remercia de son courage, en lui faisant une popularité véritable. Trochu énumérait les défauts, les vices capitaux de notre armée : le remplacement qui dégrade et fait des soldats des vendus, le manque d'autorité des officiers, les défauts de l'infanterie. Après avoir caractérisé nos succès d'Italie par ce mot : « C'est la victoire du bon Dieu et du soldat. » Le général Trochu peignait ainsi le tempérament même du soldat français, intrépide, mais trop impétueux : « Le Français semble fuir en avant ! »

La vérité, en un mot, était nettement et vaillamment dite dans ce livre. Le général Trochu passa pour le général sur qui, à un moment donné, pouvait, sans se tromper, compter la France. En outre, il n'était pas,assu-

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rait-on, bien en cour. Son esprit indépendant le faisait médiocrement aimer des Tuileries. On connaissait, ou on croyait connaître, ses opinions antibonapartistes. Depuis le début de la guerre, on s'étonnait que nul commandement ne lui eût été donné, et il n'en fallait pas tant(ee qui prouve la désaffection générale du régime impérial qu'éprouvait, en dépit des votes, la nation ou, du moins, la partie éclairée de la nation) pour le désigner au suffrage de la foule.

On l'acclamait ainsi, et sans le connaître, tant la malheureuse France avait besoin d'un sauveur.

Esprit lettré, éloquent, se laissant entraîner par le brillante du discours, le général Trochu semble, si on le juge par le résultat, beaucoup moins un homme d'action qu'un observateur délicat et attristé. Ne serions nous plus, hélas ! qu'une nation de critiques capables de signaler les écueils, in capables de les éviter ? Notre perspicacité devine, notre mollesse n'exécute pas. Chacun, devant cette guerre, a prévu les échecs, nul ne s'est levé pour les détourner de notre tête. Critiques, rien que critiques. La patrie de l'audace est devenue la patrie des analystes. Le général Trochu, comme le colonel Stoffel, après avoir étudié la situation , semble s'être montré impuissant à y remédier. Mais quelle différence entre ces deux hommes! Le général Trochu, après avoir succombé sous une tâche d'ailleurs écrasante, impossible, n'a rien voulu que le repos, et il y a je ne sais quoi de noble dans l'attitude de cet homme qui s'ensevelit à Tours, qui résigne son mandat de législateur, après avoir une dernière fois crié : prends garde / à la France, à propos de la

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loi militaire, et qui, après avoir été tout, accepte. , sans dépit, de n'être rien qu'un homme qui songe. C'est qu'il y a d'ailleurs un philosophe et un littérateur chez le général Trochu.

On a retrouvé aux Tuileries les rapports qu'il rédigeait au retour de ses inspections générales. Les officiers qu'il examine y sont jugés non point par leurs talents "prati qucs, leurs facultés spéciales, mais plutôt par leur caractère, leur psychologie, et môme, physiquement, par leur tempérament. Ainsi, le général dira volontiers d'un colonel, non pas : c'est un tacticien eu un mathématicien, mais : c'est un de ces hommes dont l'œil profond reflète l'âme. Style et habitudes de littérature, excellents chez un romancier, redoutables chez un général.

Mais la pauvre France avait tant vu de ces généraux traîneurs de sabre, incapables de penser, toujours agissants, toujours bottés, éperonnés et tumultueux, que d'entendre parler un général comme le faisait Trochu, de force morale et d'idée supérieure, semblait une nouveauté séduisante. Le général Trochu et ses proclamations consolaient des incapacités ou des brutalités de reîtres.

Sa proclamation aux habitants de Paris, qui donna lieu à une explication courtoise entre le rédacteur en chef du Teîïips et le général nommé gouverneur de Paris, fut généralement approuvée et fit littéralement sensation à la veille du 4 Septembre. On y sentait, je le répète, un je ne sais quoi de vibrant qu'on n'était pas habitué à rencontrer chez les hommes d'épée.

Relisez-là. Elle est encore profondément vraie :

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« J'ai la foi la plus entière dans le succès de notre glorieuse entreprise, disait ce général; mais c'est à une condition dont le caractère est impérieux, absolu et sans laquelle nos communs efforts seraient frappés d'impuissance. Je veux parler du bon ordre, et j'entends par là, non-seulement le calme de la rue, mais le calme de vos foyers, le calme de vos esprits, la déférence pour les ordres de l'autorité responsable, la résignation durant les épreuves inséparables de la situation, et enfm, la sérénité grave et recueillie d'une grande nation militaire qui prend en main, avec une ferme résolution, dans des circonstances solennelles, la conduite de ses destinées. »

La foi, dont parlait le général était plutôt de surface; mais quoi! il avait dit le mot : — Que ferons-nous? Une folie, mais héroïque ! î^ous ferons de V honneur \iOwv \q^ générations futures !

Sauver l'honneur, pour certaines gens, et donner un exemple est encore quelque chose.

A la suite d'un article sur cette proclamation, M. le général Trochu adressa à M. Nefftzer la lettre suivante, qui fut publiée dans le numéro du 20 août d870, du journal le Temps.

(( Jugeant avec une bienveillance dont je dois vous remercier l'acte par lequel, dans la nuit de mon retour de l'armée, je me suis mis en communication avec la population de Paris, vous paraissez souhaiter des explications au sujet du passage suivant de ma proclamation :

« Je fais appel à tous les hommes de tous les partis.

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n'appartenant moi-même, on le sait dans l'armée, à aucun parti qu'à celui du pays.

(( Je fais appel à leur dévouement; je leur demande de contenir par l'autorité morale les ardents, qui ne sauraient pas se contenir eux-mêmes; et de faire justice par leurs propres mains de ces hommes qui ne sont d'aucun parti et qui n'aperçoivent dans les malheurs publics que l'occasion de satisfaire des appétits détestables.

« Toute ma \ie, j'ai été un homme de libre discussion, et aux explications que vous désirez, je vais ajouter toute ma profession de foi.

«L'erreur de tous les gouvernements que j'ai connus a été de considérer la force comme Vultima ratio du pouvoir. Tous, à des degrés divers, ont relégué au second plan la vraie force, la seule qui soit efficace dans tous les temps, la seule qui soit décisive quand il s'agit de résoudre les difficiles problèmes qui agitent la civilisation : la force morale.

« Tous, à des degrés divers, ont été personnels. N'apercevant pas que le pouvoir impersonnel, qui ne se considère que comme une délégation de la nation, qui ne conçoit et qui n'agit que dans l'intérêt de la nation, jamais dans le sien propre, qui se soumet à tous les contrôles qu'il plaît à la nation de lui appliquer et qui les tient pour sa sauvegarde, qui est loyal, sincère, ardent pour le bien public et professeur d'honnêteté publique, est seul en possession de cette force morale dont j'ai défini la ' puissance.

« C'est dans cet esprit que j'ai parlé à la population de

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Paris, c'est dans cet esprit que j'ai vécu et que, dans la mesure de ma force et de ma position, j'ai combattu les erreurs qui ont mis le pays dans le deuil où il est. *

« J'ai demandé leur concours aux hommes de tous les partis, leur offrant le mien gratuitement, sans réserve, et, comme je l'ai dit, ne pouvant dire plus, avec tout mon cœur. — Et voici comment j'ai entendu ce concours tout moral :

« L'idée de maintenir l'ordre par la force de la baïonnette et du sabre, dans Paris, livré aux plus légitimes angoisses et aux agitations qui en sont les suites, me remplit d'horreur et de dégoût.

c( L'idée d'y maintenir l'ordre par l'ascendant du patriotisme s'exprimant librement, de l'honneur et du sentiment des périls évidents du pays, me remplit d'espérance et de sérénité. Mais le problème est ardu; je ne puis le résoudre seul. Je puis le résoudre avec l'appui de tous ceux qui ont les croyances et la foi que j'exprime ici.

« C'est ce que j'ai appelé « le concours moral. »

« Mais il peut arriver un moment où Paris, menacé sur toute l'étendue de son périmètre et aux prises avec les épreuves d'un siège, sera, pour ainsi dire, livré à cette classe spéciale de gredins, « qui n'aperçoivent dans les malheurs publics que l'occasion de satisfaire des appétits détestables.

« Ceux-là, on le sait, errent dans la ville effarée criant :

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(( On nous trahit! » pénètrent dans la maison et la pillent; ceux-là, j'ai voulu recommander aux honnêtes gens de leur mettre la main au collet en l'absence de la force publique qui sera aux remparts, et voilà tout.

« Je vous prie de recevoir, monsieur le Rédacteur en chef, l'assurance de ma considération très-distinguée.

« Général Trochu. »

Eh bien ! qu'on relise cette lettre, et on y verra en quelque sorte prédite la conduite du général Trochu durant le siège de Paris. Ce qu'il redouta à l'égal d'une défaite par l'ennemi, ce fut la honte d'une guerre civile devant l'étranger. Chrétien, d'ailleurs (il ne faut jamais oublier ce trait spécial du caractère du général), il avait comme l'horreur de jeter à la boucherie des troupes encore peu aguerries, qu'il appelait, dans l'intimité, un agglomérat. Il voulait tenir^ tenir jusqu'à la dernière bouchée, te^iir noblement devant le monde inquiet et étonné, et toute bataille lui semblait compromettante. «Faites la paix, ou faites la guerre, » lui répétait M. Picard. Le général Trochu a montré, d'ailleurs, dans ses publications. Pour la Vérité et la Justice, qu'il avait précisément tenté dans Paris tout ce que le conseil de guerre de Trianon reprochait à Bazaine de n'avoir point tenté sous les murs de Metz.

11 faut lire cette brochure énergique du général Trochu, il faut lire aussi le livre qu'il publia à la suite du procès

intenté par lui au Figaro. De ce procès retentissant, le général Trochu, dont la conduite militaire appartient, je le répète, au jugement de Thistoire, sortait du moins du tribunal dans l'intégrité de son honnôtelé privée et de sa valeur morale. Après avoir exercé de grands commandements, des fonctions en évidence, après avoir tenu le gouvernement de Paris, il est pauvre et cette pauvreté est, à mes yeux, un titre glorieux et qui en vaut bien d'autres. Quelle différence entre ce général qui refuse les vingt mille francs d'un empereur, renvoie le surplus de l'argent qu'on lui alloue pour son installation de gouverneur, ne touche pas un écu comme président d'un gouvernement, quelle différence entre cet homme et ces généraux quémandeurs, dont les dotations épuisaient le trésor public, guerriers d'antichambre à qui il fallait des présents en rouleaux d'or ou en dragées, pillards de palais chinois ou de sacristies mexicaines, et qui, ap'rès avoir reçu des comtés ou des duchés en récompense de leurs exploits, osaient mettre publiquement en vente les fruits de leurs rapines et de leurs pirateries !

11 est évident que le général Trochu ne leur ressemble guère. C'est peut-être pour cela que des publicistes qui vont chercher le mot d'ordre à Chislehurst ont trouvé bon de le comparer à Troppman et à Dumolard. Les bonapartistes ont une façon à eux de se laver de leurs ineffaçables crimes : ils accusent les autres, ils injurient et ils diffament. Les égorgeurs se plaignent d'être égorgés. Les décembriseurs crient à l'illégalité et à l'abus. %

Quel étonnement et quelle ironie !

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