UNE
AU XVie SIECLE
Un érudit italien du siècle dernier, le père 3nedetto Fiandrini, avait trouvé dans une bliothèque de Ravenne un manuscrit qui vait apparemment intéressé, car il y avait Is de sa main cette épigraphe : Leggete^ ma m vi scandalizzate : Lisez, mais ne vous 2ndalisez pas. Au-dessus de Tépigraphe, il ait inscrit un titre que Ton croit avoir été reproduction du titre primitif et dont voici traduction : 1570, 8 août. — Vie de la ère donna Félicie Rasponi, abbesse de Saintndré; écrite par une religieuse. Un autre udit italien, M. Corrado Ricci, à qui Ton
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devait déjà des publications sur RaTenne '.
a imprimé le manuscrit absous par le père Fiandrini dansi une collection de pièces rares qui parait à Bologne *. Le texte est accompagné d*une préface, de notes et d'appendices où se trouvent les preuves de rauthenticité du récit et de sa parfaite exactitude sur tous les points que d'autres documents ont permis de contrôler.
Le seul défaut de Tédition est d*avoir été tirée à 120 exemplaires seulement. La F/Vde la mère Félicie aurait mérité d'être mise à la portée du grand public : c'est un livre tout à fait adorable.
Un couvent de femmes, au xvi* siècle et en Italie, n'offrait rien de la régularité et de raustérilé qui nous paraissent aujourd'hui inséparables de l'idée de couvent. C'était un lieu assez mondain et très agité. Les passions de la femme y régnaient, doublées des passions de la nonne. La religieuse qui a écrit la Vie, et qui se présente au lecteur sous le nom de sœin* Séraphme, raconte les petits romans
1 . Cronache e documenti per la storia ravennate del sec,Xi^ •