I, II
(2) p. ex., Hor., 0(/,, I, xxv, 3-8; UI, x, 1-4, et surtout Prop., I, XVI.
baisers et les morsures de Tamant, voilà, entre cent autres, quelques-uns des beaux préceptes versifiés à satiété par tous les poëtes erotiques.
Délia n'avait pas besoin des leçons du bon TibuUe, et lui-même n'eut sans doute point la naJiveté de lui en vouloir donner. L'épisode de la sorcière qui, comme toutes les sorcières de Virgile, d'Horace, d'Ovide, fait descendre les astres des cieux, amoncelle ou dissipe les nuages, évo-* que les mânes de leurs sépulcres, et, pour la circonstance, a composé une sorte d'incantation que Délia n'aura qu'à prononcer trois fois en crachant pour rendre son mari incrédule et stu^ pide comme on ne l'est pas, — qu'est-ce encore, sinon un lieu commun poétique î (1) Il n'y a pas jusqu'à la magnifique description de l'oracle de la prêtresse de Bellone qui ne soit un pur exercice de versification (2)«
Si à toutes ces digressions de Tibulle, qui sont, je le répète, de merveilleux petits chefs-
(1) Tib.. I, H, 41-64.