‹ Portraits de femmesChapitre 8 sur 19 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

somme des maux et des souffrances qui font de la yie^ à tout prendre^ une assez triste chose. L'homme qui sait et médite comprend difficilement le besoin de revivre qui a tourmenté tant d'esprits. Ce sont surtout les croyants qui devant le néant reculent épouvantés. Il est, au contraire, des âmes pures et douces, qui trouvent un charme profond dans la pensée de l'éternel sommeil.

L'entrée dans la paix suprême devrait être une des grandes joies des créatures. Laissons aux violents et aux forts F empire du monde. Ils passeront, comme cette terre et ce soleil. Pourquoi l'homme s'attacherait-il à ce»qui ne dure qu'un temps? Qu'importe, eneflFet, le nombre des siècles? Une minute ou un kalpa c'est tout un dans rétemité. Le sage, celui qui méprise la vie et aspire à n'être plus, s'efforce de dompter en son cœur les mouvements désordonnés de Taveugle nature. En vain la charmeuse l'attire, l'invite à jouir au moins de l'heure qui s'envole. L'amour est le grand dupeur d'âmes : il éblouit

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