‹ Portraits de maitresChapitre 3 sur 13 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

virtuoses de décadence, toutes les variétés du mal et du faux que Ton peut qualifier d'un mot, le vice en littérature. Nous prendrions volontiers pour devise de combat cette lyrique exclamation du poète Théodore Aubanel: « Que tout ce qui est beau resplendisse, que tout ce qui est laid se cache ! »

Une telle parole achève d'élucider notre pensée. Si nous jetons le cri d'alarme contre le mauvais goût qui n'est qu'une des formes de la corruption ou de la sottise, nous ne voudrions point que l'on nous crût un détracteur du présent. En dehors de ces Maîtres qui sont déjà le passé, le présent nous découvre, en nombre suffisant pour nous contenter, des œuvres vraiment belles ou distinguées, empreintes d'un sceau de vérité durable ou d'une marque d'authentique beauté. Les trois âges de 1830, de 1840, de 1850, sont encore représentés parmi nous par des hommes qui semblent à l'abri delà fatigue et comme trempés dans une source de Jouvence. La génération à laquelle nous appartenons renferme également une élite qui a fait ses preuves et qui a donné Sully Prudhomme et Coppée à l'Académie française, en lui réservant Jules Claretie, Alphonse Daudet,

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