Byron. Le Pèlerinage de Childe Harol d (^cha.nt (II
LE GÉNÉRAL MARCEAU ET m"^ DES MELLIERS 263
l'an passé, et, malgré l'ardeur et les peines de la guerre, c'était encore vers les traits si chers de son visage que revenait son cœur dans les nuits funèbres, après les grands combats, quand ne montaient vers lui, du fond des abîmes de l'ombre, que les râles affreux des agonisants.
Et son regard attristé, à ce rappel ancien du furtif bonheur, se voilait si bien que la ville et les fleuves, les prés et les vignobles, les champs et les bois n'étaient plus bientôt à ses yeux, devant le plan militaire, que la prairie piquée de fleurs de ses jours d'enfance, la campagne tranquille où il allait heureux parmi ses souvenirs !