Voir: H. Chardon, Noël Parfait et l'ouvrage de Bbrriat
LE GÉNÉKAr. M AHCGAU KT M^^^ DRS MELLIERS 271
ment, retournez à voire poste, je me charge de la prisonnière ^..
Les soldats s'inclinèrent, sortirent tenant leurs fusils par le canon; dans Tescalier, la crosse de leurs armes, en frappant sur les marches, faisait un bruit terrible et réveillait la pensée de la guerre. M^^^ des Melliers prit peur, frissonna. Anxieusement, les traits bouleversés, la poitrine haletante, elle joignit les mains. Ainsi elle était encore plus belle et encore pins touchante.
— Oh! dit-elle, au milieu des sanglots, s'adressant à la fois à Marceau et à Savary, citoyens, croyez- vous qu'ion me fera mourir ^ ?
Marceau, comme s'il eût voulu fixer à jamais en lui les traits de celle qui le suppliait, enveloppa d'un long regard M*^^ des Melliers :
— Non, dit-il en même temps, citoyenne, vous ne périrez point. Dans un moment, « vous serez seule, vous serez libre; j'espère aussi que vous retrouverez ceux que vous avez perdus^ ».
Puis, brusquement, se tournant vers Savary:
— As-tu quelqu'un de sûr, Savary ?
DE Saint-Prix, la Justice révolutionnaire en France (Paris, 1864-1867).