‹ Portraits du grand siècleChapitre 10 sur 115 · Mém, de Richelieu, édlt. citée, t. III, p · texte numérisé non relu

Mém, de Richelieu, édlt. citée, t. III, p

3. Parival. Histoire de ce siècle de fer,— Mém, de Tabbé Ârnauld, collecUon Michaud et Poujoulat. Paris, Didier.

2i PORTRAITS DU GRAND SIÈCLE.

Beaufort, de Mercœur, et traitant de leurs intérêts avec le nouveau ministre. La Châtre va jusqu'à dire que, dans son ardeur à servir ses chefs, Fiesque révéla au Cardinal les secrets du parti. De ce fait, s'il est vrai, il faut conclure seulement que cette tête légère n'était pas de force à faire assaut de finesse avec Mazarin, qui lui dérobait ses secrets au moment même où le comte s'entendait avec les Vendôme pour leurrer le Cardinal par l'espoir mensong^er d'un mariage entre le duc de Mercœur et l'une des nièces de son Eminence^

Lorsque la folle équipée des Importants qui voulaient, fut-ce au prix d'un meurtre, se défaire de Mazarin, eut été réprimée par l'emprisonnement de Beaufort, la dispersion de ses complices suivit de près cet acte de vigueur. Le comte de Fiesque partit pour le Portugal. Un double intérêt l'y appelait : il s'éloignait iJ'un ennemi puissant à qui il avait donné trop de sujets de plaintes, et il aidait une insurrection; il dut seulement regretter que la cause du duc de Braganoe, parvenu au trône, grâce à l'influence Irançaiso, fût légitime aux yeux du Cardinal : une cause mauvaise aurait bien mieux fait son affaire.

Dans les rencontres qui suivirent la prise de Montijo, il donna de nombreuses preuves de sa valeur et mérita les louanges publiques de la Gazette*.

1. Voyez les Extraits des Caraets de Mazarin, donnés par M. Cousin dans les Pièces justificatives de Jtf"^* Chevreuse. Paris, Didier, p. 363» 376, 379. Nous nous permettrons seulement de remarquer que lo dernier Extrait ne doit pas être de Tannée 1644, mais de 1643 comme lo précédent.

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