Gallia chrisliana
X Mém, de Richelieu.
4U PORTRAITS DU (iRAND SIÈCLE.
tembre, la Reine voulut offrir son tlls à Dieu : ce fut encore révèque de Lisieux qui officia, à un nouvel autel élevé à la Sainte-Vierge dans la cathédrale, et qui, à la fin de la messe, lut TÉvangile sur la tête du nouveau-né.
De telles faveurs fortifiaient de plus en plus son crédit, et Cospeau en profitait pour venir en aide à ses amis. On connaît sa conduite lors du grand démêlé qui s'éleva entre le duo d'Ëpernon et le cardinal de Sourdis, « le prélat le plus battu de Franco », dit Tallemant. L'archevêque avait excommunié les gardes du Duc et le Duc lui-même. Celui-ci lit mille soumissions pour faire lever cette terrible sentence, et cependant Tarchevêque d'Arles et plusieurs autres prélats allèrent auprès du Roi dénoncer le Duc, qui ne pouvait payer trop cher ces coups de bâton à Monsieur de Bordeaux. Cospeau, indigné de leur dureté, s'écria « que si le diable se pouvoit soumettre envers Dieu au point que faisoii le Duc, il obtiendroit le pardon de ses fautes, et que l'Eglise dénioit ce pardon à un chrétien, qui avoit toujours servi Dieu et l'Église. » Quelque temps après, il intervint encore auprès de l'archevêque, pour obtenir des conditions moins dures à l'absolution*. Dès sa première jeunesse, il s'était attaché à la famille de Retz, et avait prononcé de> oraisons funèbres pour deux de ses membres. Lorsqu en 1641, les étourderies du jeune Paul de Gondy lui eurenl aliéné les bonnes grâces de Richelieu, il trouva dans < ce bonhomme » un défendeur zélé. Il faut lire d'ailleurs la page des mémoires du Cardinal relative au pieux évêque.