‹ Portraits du grand siècleChapitre 106 sur 115 · Tallemant, édit. cit., t. III, pp · texte numérisé non relu

Tallemant, édit. cit., t. III, pp

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C'est à l'hôtel de Rambouillet, véritable palais d'honneur, selon l'expression de Furetière, que Bossuet commença à prêcher, — i car il a prèchotté dès Tâge de douze ans*. » — Bossuet avait seize ans, lorsque, en i&id, il y fut présenté, et improvisa, vers la fin d'une soirée, ce fameux sermon qui fit dire à Voiture : « Je n*ai jamais entendu prêcher si tôt ni si tard. » Les éloges les plus empressés furent prodigués au jeune prédicateur : c C'était peut-être fait de son génie, s'il eût moins écouté les conseils de sa conscience que les louanges du monde. > Heureusement M. de Cospéan (5Û:],évêque de Lisieux, l'ayant soumis à la même épreuve qu'il venait de subir à l'hôtel de Rambouillet, vit ce qui manquait au jeune orateur, et ne lui cacha point la vérité que si peu de gens savent dire, et que moins encore savent entendre. Bossuet fit plus que de l'entendre, il en profita. Après le départ du jeune prédicateur, le prélat avait dit à ceux qui l'entouraient : f Celui que vous venez de voir sera une des grandes lumières de l'Eglise. Bossuet n'entendit pas cette prédiction, mais il la réalisa. Encouragé par les conseils du prélat plus que par les éloges de l'hôtel de Rambouillet^ il se remit à l'étude avec une nouvelle ardeur*. > C'est a Cospeau qu'est dédiée sa première thèse de philosophie.

M. le baron de Stassart cite ce passage dans sa Note relative à Cospeau, et rapporte le mot d'un de ses amis qui, dans un élan de patriotique enthousiasme, s'écriait, à propos des conseils du vénérable prélat au jeune théo-

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