‹ Portraits du grand siècleChapitre 114 sur 115 · juillet · texte numérisé non relu

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surtout parmi ceux qu'il comprit, en 1660, dans une nouvelle édition, ont été évidemment composés sous Tinfluence du temps : les troubles de la Fronde, les embarras de la Régence, les vices du siècle, la mort de Charles I"*, la naissance d*un Dauphin, la guerre des Turcs à Candie, les pieux sentiments de la Reine Mère forment nettement l'objet des Psaumes 13, 19, 36, 37, 71, 78 et 180. Il n'y faut donc chercher ni la couleur hébraïque, ni cette audacieuse poésie dont Racan, d'ailleurs, ne pouvait guère comprendre toute la forte et primitive saveur.

Il joignit à cette édition des Psaumes son discours contre les sciences, et, la même année (1651), il donna aussi, au dire de l'abbé d'Oiivet, ses Mémoires sur la vie de Malherbe. Quelques années après, en 1660, il compléta sa traduction des Psaumes, et y ajouta quelques cantiques de l'ancien et du nouveau Testament. On y trouve enfin un sonaet, cri de douleur, où il pleure la perte d'un de ses llls, qui mourut en 1652, page de la reine*.

Ce fils dont les attraits d'une aimable jeunesse Reudoient de mes vieux jours tous les désirs contens. Ce fils qui fut l'appui de ma foible vieillesse, Â vu tomber sans fruit la fleur de son printemps.

Trois mois d'une langueur qui n'eut jamais de cesse L'ont fait dans ce tombeau descendre avant le temps, Lorsque sous les couleurs d'une grande princesse, Son fige avoit à peine atteint deux fois huit ans.

Tout le siècle jugeoit qu'en sa vertu naissante, La tige de Bueil, jadis si florissante,

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