‹ Portraits du grand siècleChapitre 15 sur 115 · Segrais, Mémoires, édit. citée, p · texte numérisé non relu

Segrais, Mémoires, édit. citée, p

2' M-« de MotteviUe, ^dit. Michaud. Paris, Didier, p. 166, 1« col.

duc d'Elbeuf gagné par la cour. Six jours après il signait, chez le duc de Bouillon, un engagement qui Tassociait à celui-ci et au duc de Beaufort, ainsi qu'à MM. de la Mothe, de Noirmoutiers, de Vitry, de Brissac, de Maure, de la Rochefoucauld, de Sévigné, de Luynes, de Béthune et, enfin, au cardinal de Retz^ Il signait aussi, à la fin de février, le manifeste de la Noblesse; et, frondeur incorrigible, lorsque la paix de Saint-Germain fut conclue, qu'une abolition en règle y eut été formellement et nominativement convenue pour lui, il demeura dans la faction du Goadjuteur; — « nous fîmes, dit celui-ci, une espèce de corps qui, avec la faveur du peuple, n'étoit point un fantôme. » La persistance du comte s'explique par son ambition déçue, et par son amour-propre blessé d'un second échec, que M°^^ de Fiesque dut ressentir vivement. En effet, excité par l'exemple de Noirmoutiers. de Vitry et du marquis de Beuvron, oncle de la comtesse, qui demandaient le titre de duc, Fiesque crut pouvoir réclamer le tabouret pour sa femme : on n'eut garde d'accorder à ses exigences un honneur qu'on eût volontiers offert à sa soumission.

Au milieu de toutes ces intrigues, M"** de Fiesque continuait à tenir son salon et à recevoir bonne compagnie. Si nous en croyons Segrais, qui lui offrit la dédicace de son roman de Bérénice, c'est chez elle que cette histoire aurait été composée; c'est elle qui aurait donné à l'auteur l'ordre de publier son livre" : et comment un faible mor-

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