Loret, Muze hisL, lettre du 16 juillet
d'Orléans, pour eslre admise conjointement avec le Clergé, à Taudience de Leurs Majestés, et pour obtenir d'elles le temps et la députation libre pour la tenue des États Généraux (1651)*. > Il se compromit à tel point par son zèle bruyant contre la cour, qu'il dut se tenir toujours prêt à fuir. Dans cette prévision, et à tout événement, il passa procuration, à la date du 23 octobre, t à dame Gilonne d'Harcourt, son épouse, pour régir et gouverner ses biens et droits, faire transports, emprunts, soit par promesses, obligations, constitutions de rentes, avec pouvoirs d'affecter ses biens et de s'y obliger solidairement. 1» Ces pouvoirs si étendus, qui ne réservaient au comte que le droit de vendre, restèrent plus de deux années sans effet : les troubles durèrent assez longtemps pour que le comte n'eût rien à redouter de la juste vengeance du Roi, et pût aller et venir à Paris comme s'il était le plus fidèle serviteur de Sa Majesté. Nous le trouvons de mois en mois dans cette ville, et, à chaque instant, ses visites chez son notaire trahissent ses besoins d'argent : ainsi, le 21 février 1652, il a vendu sa terre de Varaville; il en reçoit le prix et donne quittance; le 4 et