‹ Portraits du grand siècleChapitre 23 sur 115 · Segrais, Mém., II · texte numérisé non relu

Segrais, Mém., II

signé Madeleine d'Outrelaize* : c'était une des intimes amies de M"* de Fiesque.

D'autres fois encore, on faisait venir des comédiens pour jouer les pièces nouvelles. S'il survenait quelque incident, un tumulte du populaire ou une panique dans l'esprit de Monsieur, on suspendait la représentation pour Ifi reprendre à la fin de la soirée. Loret nous a conservé le récit d'une de ces fêtes : on joua une comédie de Thomas Corneille, sans doute les Illustres ennemis^ qu'il dédia ensuite à la comtesse ; le duc de Lorraine, le prince de Condé s'y trouvaient. On s'amusa fort et la reine Gillette

.... Qui se pique D'être comtesse magnifique, Avec grande profusion, Y donna la collation, De vins, de fruits et confitures, Et diverses autres pastures*.

Quelques jours après cette fête, la cour rentrait dans Paris (21 octobre), et d'autres plaisirs allaient animer, sous l'impulsion du jeune Roi, une société dont le comte, la comtesse et tous les partisans de Monsieur et de Condé ne se virent pas exclus seulement par des motifs de simple convenance, mais en vertu de sévères représailles. Monsieur, le duc de Beaufort, le duc de Rohan, Mademoiselle, durent se retirer à la hâte ; M"" de Montbazon. M"»* de Choisy, M"* de Bonnelle, M*"* de Fiesque

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