Lettres inéditee, p. ^^2 ot suiv
no PORTRAITS DU GRAND' SIÈCLE.
sistible, son âme se reflète dans ses récits, et son âme est si belle qu'on Taime et qu'on l'admire en la retrouvant dans cette fidèle image.
La dernière mort que M"» de Chantai eut à pleurer fut celle de son frère, l'archevêque de Bourges. Celui-ci mourut dans le courant de l'année 1641. Sa vénérable sœur mourut le 13 décembre de la même année. C'est à Moulins, dans les bras de la duchesse de Montmorency, i; une âme sainte que Dieu manie à son gré >, que la sainte fondatrice de l'ordre de la Visitation rendit à Dieu son dernier souflle. Le 6 décembre, sentant la mort s'appesantir sur elle, elle écrivit aux religieuses de Tordre une lettre qui restera comme son testament spirituel : « sur le lit du trépas », dit-elle, elle reste ferme, confiante en Dieu et dans les destinées de l'ordre, qu'elle voyait assez nombreux et assez fortement constitué pour lui survivre longtemps dans le même esprit qu'elle lui avait imprimé.