‹ Portraits du grand siècleChapitre 61 sur 115 · Ibid., t. II, p. V · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p. V

n'en reconnait d'autres que ceux de la toute-puissante royauté. Une assemblée du clergé diffère à se séparer malgré Tordre du prince; elle veut attendre l'expédition de certains édits demandés avec instance : c L'assemblée n'osa plus soutenir cette résolution dès lors que je témoignai qu'elle me déplaisoit^ > — S'agit-il de ses biens, voici deux principes dont le Souverain ne se départit jamais :

fl Le premier est que les rois sont seigneurs absolus et ont naturellement la disposition pleine et libre de tous les biens, tant des séculiers que des ecclésiastiques, pour en user comme sages économes, c'est-à-dire selon les besoins de TÉtat;

> Le second, que ces noms mystérieux de franchises et de libertés de l'Église, dont on prétendra peut-être vous éblouir, regardent également tous les fidèles, soit laïques, soit tonsurés, qui sont tous également fils de cette commune mère, mais qu'ils n'exemptent ni les uns ni les autres de la sujétion des souverains, auxquels l'Eglise même leur enjoint précisément d'être soumis*. •

D'autres raisons, énumérées après celles-ci, montrent quelle importance le Roi attachait a ce que ses volontés, bien expliquées, fussent bien comprises.

S'agit-il des couvents, le Roi ne fait nulle difficulté de reconnaître qu'il croyait de la police générale de son royaume de diminuer ce grand nombre de religieux dont la plupart, étant inutiles à l'Église, étaient onéreux à

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