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que je n'avois d'autre attachement à cette aiTaire que pour le bien de la religion, et qu^en ce qui regardoit Tintérêt de mon Etat, je ne craignois nullement le jansénisme, j^ordonnai à mon ambassadeur de dire simplement à ces messieurs qu'après avoir informé Sa Sainteté de Tétat des choses et lui avoir proposé ce qui étoit à faire, suivant les formes, pour l'exécution de ses propres décrets, je croyois avoir satisfait à mon devoir envers Dieu, et que ce seroit désormais à Sa Sainteté de faire le sien quand il lui plairoit*. »
Rapporteur fidèle de faits que nous n'avons point à apprécier ici, ne pouvons-nous cependant faire remarquer combien Louis XIV, jaloux d*exercer son droit dans toute sa plénitude, semble rechercher à plaisir plutôt qu'éviter les occasions de dissentiment avec la cour de Rome, et combien peu il semble disposé aux concessions? Sans crainte d'être accusé d'empiétement sur le pouvoir spirituel du souverain pontife, on le voit, dans des matières mêmes où sont en jeu de simples questions de discipline ecclésiastique, porter hardiment des édits pour les régler, faire bon marché des privilèges, et prendre, de son autorité privée, des mesures qui, de nos jours, paraîtraient téméraires. Mais Louis XIV avait la prétention d'être maître chez lui, et ce n'est pas le clergé de France qui eût jamais songé alors à discuter sa volonté.
Vis-à-vis de « ses peuples b, tout autre était la conduite de Louis XIV. L'état d'épuisement où les troubles