‹ Portraits du grand siècleChapitre 67 sur 115 · td., t. II, p · texte numérisé non relu

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à des dépenses urgentes sans emprunt onéreux, et réduisit la remise des traites des recettes générales de cinq sous à quinze deniers pour livre : diminution dont le pays profita, puisque les tailles furent aussitôt réduites de quatre millions. Sans doute la part de Colbert est grande dans toutes ces mesures, qui témoignent d'une administration si vigilante; mais il est juste d'en reporter aussi le mérite sur le Roi, qui voulut assister en per* sonne à l'adjudication des baux des fermiers ; non content de s'être assigetti lui-même à régler toutes les ordonnances qui s'expédiaient sur les moindres dépenses de l'État, il voulut bien encore, comme il le dit, marquer de sa propre main, sur un petit livre qu'il pût voir à tout moment, d'un côté les revenus et de l'autre les dépenses de chaque mois.' ; ce registre, ce budget sommaire, était un guide qui ne le quittait jamais et qu'il avait toujours sous les yeux.

Dans la partie des Mémoires qui nous a été conservée, il est à peine question de la marine, que le Roi, non moins utilement secondé en cela par Colbert que dans la réforme des finances, devait rendre si florissante; mais il y est question de Tarmée, et c'est par l'examen de ce qui est dit ici sur cet important sujet que nous terminerons l'étude de l'administration intérieure de la France sous Louis XIV, d'après les éléments fournis par luimême.

Les Mémoires professent cette théorie, que toute la

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