‹ Portraits du grand siècleChapitre 69 sur 115 · id., t. II, p · texte numérisé non relu

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UQ pied proportionné à leur paye, afin qu'ils aient toujours de quoi vivre sans être à charge aux paysans*.

Quant aux emplois, le Roi les distribue lui-môme, sans exception, les moindres comme les plus importants, dans rinfanterie comme dans la cavalerie : il s'assurait ainsi le dévouement des chefs, et diminuait les privilèges et Tiniluence des grands officiers, qui, jusqu'alors avaient disposé de tous les emplois *. La plupart des chefs sortaient des troupes de sa maison, où Ton ne comptait pas moins de deux mille cinq cents hommes de cavalerie et six mille hommes d'infanterie ; il les remplaçait par de jeunes gentilshommes, qu'il voulait, disait-il, former de sa main, aRn qu'ils portassent ensuite les leçons que le Roi leur avait données, dans les corps où il avait résolu de les distribuer, dès qu'il s'y trouverait des places vacantes ^ Une des principales distractions du Roi était de passer des revues, tantôt d'un corps, tantôt d'un autre; les entretiens où il se plaisait le plus consistaient à louer ceux qui avaient soin des troupes qu'ils commandaient, et à s'informer dans le plus grand détail de ce qui se passait dans chaque quartier \ pour bien montrer l'intérêt qu'il y prenait et exciter le zèle des ofHciers par des éloges ou des récompenses.

Le goût de Louis XIV pour les innombrables détails où le jette une heureuse et féconde curiosité est une suite de cette tendance qu'on remarque en lui à tout observer

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