Relat. du Mercure
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le corps du Roi y fut déposé; on fit quelques ofQces, mais Toraison funèbre ne put être prononcée.
c Le lendemain matin, dernier jour de juin, les princes, les cardinaux, seigneurs et officiers de la couronne, la cour de parlement, la ville, couvents, paroisses et tous ceux qui avoient accompagné le corps du Roy le jour précédent, se rendirent à ladite église Notre-Dame sur les dix heures du matin, où fut célébré le divin service par Monsieur de Paris; et, après l'oiTertoire, monsieur Tevesque d'Aire fit Toraison funèbre, laquelle dura une bonne heure'. •
Quel était donc le mérite de Cospeau, pour être chargé de faire l'éloge du feu Roi, entre tant d'évêques si célèbres par leurs poésies, comme Bertaut, évêque de Seez, par leur style, comme CoëfTeteau, évêque de Marseille, par leurs sermons, comme André Valladier, et tant d'autres dont les discours suivent le sien dans le recueil de du Peyrat? Notre évêque ne trompa point l'attente générale ; son œuvre est sans contredit la plus remarquable de celles qui nous sont parvenues, et elle nous semble mériter un examen attentif.
C'est une habitude si répandue parmi les critiques de louera tout prix l'écrivain dont ils s'occupent, que nous devons nous expliquer au sujet des reproches que nous avons cru devoir adresser à Cospeau. Nous avons voulu être impartial ; et quand, après avoir fait la part du temps et signalé dans son discours des taches qui semblaient