‹ Portraits et discussionsChapitre 42 sur 56 · I. HENNE, mns oaer la re<janU'i\ sans se raf)prnrhi r · texte numérisé non relu

I. HENNE, mns oaer la re<janU'i\ sans se raf)prnrhi r

C'est sur ce pitipos i^d'ailleurs adiuirabie) que se lorminc le flrainc.

Priions inainlcnaHt roreilleoux doh'ancefde (îermaiiic.

.I;>K)iisc! (jui ne le serail à sa place? (jiii ne le serait d'un tel lioiuine? Ses travaux 1 parlons' en ! N'cat-il. pas une occupation; qui l'alisorbe bien as.sez : séduire ! « Tontes les femmes sont folles de lui » et il n'a ni(}me pins de peine à prendre pour cela. Sa réputation magnétique agit toute seule. Celles qui approchent de son orbite y loinbcnt. Les lémoi;,'nages de ce succès féminin universel peuvent le fatiguer. Il ne sau>rail s'en passer sans languir. On Tappelle « homme d'amour, cœur public, marchand de sourires ». Il ne cesse d'exercer dans le salon tle sa femme et devant elle son industrie sentimentale de séducteur professionnel. El il l'exerce jusque sur s^i femme ellc-ménie. Il n'a pas tant songé à se faire aimer d'elle, qu'à lui tourner la tôte, q:u'à l'exciter tout à la fois à la> passion et à. l'insécurité de la passion. Le bouquet, c'osA qu'il lui adresse devant le monde» des sarcasmes continuels » sur sa tendresse excessive. On se

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rappelle comment nous avons qualifié ci-dessus Marcel Desroches. Etienne Fériaud, c'est Marcel Desroches avec de l'avancement. Tel quel, Germaine l'aime ; c'est son affaire. Mais nous comprenons, connaissant, d'après elle du moins, l'objet de cet amour, qu'elle se montre aussi torturante qu'elle est torturée. Nous la prenions, d'après son époux, pour une jolie petite ogresse. Nous dirons plutôt, d'après elle, qu'Etienne est un parasite moral d'espèce assez basse. Monsieur soigne sa vie aff'ective et la nourrit de ce que les autres sentent à sa place. Il a besoin des folies qu'il provoque dans de cœur des femmes pour fouetter le sang de son cœur avide de sentir quelque chose et cependant insensible. Voici qu'il a quarante-trois ans sonnés. Il commence à être las du jeu. Il est fatigué, il veut se restreindre à la science. Mais il a monté, sous tous les rapports, la personnalité de sa femme à un ion où elle entend rester. Le pauvre homme devrait trouver ce résultat aussi naturel qu'il le trouve onéreux.

Et je ne dis pas du tout, notez-le bien, que cela ne soit point pris dans la vie, dans la réalité, qu'il ne puisse point s'établir et subsister, même entre un homme et une femme légitimement mariés depuis dix ans, ce régime qui mêle la guerre des caractères et la servitude du lit. Je

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