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II. « LÀ FÊTE ARABE

Il y a un an, peu s'en faut, je parlais de la Maîtresse servante^ le roman de MM. Jérôme et Jean Tharaud, qui a été si remarqué, sans obtenir peut-être un succès franc. Je louais la conception sérieusCj la poésie latente de cette œuvre, mais sous cette réserve qu'elle ne me paraissait pas tout à fait venue ou sortie^ comme on voudra dire. Je trouvais là plutôt l'indication très précieuse, la virtualité d'un beau roman qu'un beau roman réalisé.

C'est un peu le même genre de critique que j'adresserai à leur Fête «r<a!Z>e récemment parue. Mais on voit combien cette critique est amicale. Si j'exprime le regret que les frères Tharaud aient laissé en chemin un livre qui eût été magnifique, l'idée de ce livre me vient d'eux et non pas de moi et ils ne la suggèrent pas seulement, ils en ont commencé l'exécution.

Connaissant l'Algérie, ils ont été douloureusement frappés, dans leur sentiment de civilisés et de patriotes, d'un fait qui domine l'évolution

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