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l'Hon. M. de Boucherville dirige les débats avec cette autorité qui découle de la valeur morale, du caractère même de la personne, et il préside le Conseil avec une convenance de ton, une politesse de manières, aussi dignes de ce corps que flatteuses pour son chef.
L'HON. M. G. IRVINE, DÉPUTÉ DE MÉGANTIC, SOLLICITEUR- GÉNÉRAL DE LA PROVINCE DE QUÉBEC.
Un des plus sympathiques députés et l’une des intelligences les plus lucides de la Chambre. Ancien membre de l’Assemblée du Canada- Uni dès 1863 jusqu’à la confédération, pour laquelle il se déclara un des fermes partisans ; membre de l'Exécutif de la Province de Québec, où il occupe la charge de Solliciteur-Général.
Peu d'hommes offrent au moral et au physique un contraste aussi saisissant, Vu des tribunes, l'Hon. Solliciteur-Général ressemble à un oiseau de proie. Une couronne de cheveux à reflets rougeûtres entoure la tête dont le sommet, dénudé par l'étude et le travail, con. serve le poli brillant de l’ivoire ; son visage long et mince, encadré par une paire de favoris légers, son front proéminent, ses yeux vifs, profondément enfoncés sous l’arcade sourcilière, la légère courbure du nez, donnent à son aspect comme un faux air de condor ou de vautour. En Chambre, les traits que nous venons d’esquisser s'adoucis. sent un peu, grâce au milieu et à l’habit de ville ; mais, au Palais, lorsque l’Hon. Solliciteur formule un réquisitoire au nom de la Couronne, celui qui le voit pour la première fois ne peut s'empêcher de frémir pour l'accusé. Et cependant rien de plus trompeur que cette physionomie. M. Irvine est, dit-on, la douceur et l’urbanité en personne ; les dames qui se connaissent en sentiments délicats portent à son crédit ces deux précieuses qualités. Esprit froid, méthodique, cultivé, tous les sujets l’intéressent, et son jugement est aussi prompt que sa raison est sûre.
L'Hon. M. Irvine représente le comté de Mégantic aux deux Chambres. Entré au barreau en 1848, il fut nommé Conseil de la Reine en 1867, et il occupe actuellement la chaire de droit commercial au Collège Morin. C'est le fils du Lieut. Col Irvine, ler Aïde-de-Camp Provincial de Son Exc. le Gouverneur-Général.
En Chambre, le député de Mégantic parle peu ; il est aussi sobre de gestes que de paroles ; mais lorsqu'il présente une mesure, rien de plus clair que son exposition, de mieux divisées que les parties de son discours. Intelligence vive et nette, la Chambre se l’est adjoint dans les
| travaux de la plupart de ses comités ; très modeste, il évite le bruit
avec autant de soins que d’autres le rechercheni.
C'est un Québecquois dans toute la force du mot ; 1l doit tout à sa ville : sa naissance, ses succès au barreau, sa fortune,sa charge de directeur du chemin de fer du Nord, celle de directeur de la banque de l’U-
nion, en attendant qu’il y doive des fonclions plus hautes, dignes de # ses talents et de son mérite
SESSION 1367-68. D rat ac
Pétihons—-7 à quel VOTES. lac
S. du 12 Fev. Contre, bill Marchand, S. du 19 Fév. Pour, Amend, Carter, menca S. du 15 id. Absent, Amend. Carter, S. du 2? id Contre, Proposition Mar- puisse chand. Vaudr
SESSION 1869. maire
VOTES. réal, e 5 Fèv. Pour, Mot. d'ajour. de l'Hon. M. 27 Mars Contre, amend. Lecavalier, L H Chauveau, 30 id Contre, amend. Bachand, ‘ présidé 23 Fév. Contre, amend. svly, 30 id Contre, amend. Marchand, | l’arde 3 Marc Contre, amend. Coutlée, 31 id Contre, amend. Coutlée, La 18 id .Contre, amend. Joly, 3l id Contre, amend. Joly, cès et 27 id Contre, amend.dei Hon.M. Cau- 1 Avr. Contre, décision de l'Ort. V. À Pr chon. Blanchet. k be SESSION 1869.—70. Li de Pélilions-—5. p Namoi - VOTES. la vie p 3 Déc. Contre, 2mend. Joly, 28 Janv. Contre, 1er. amend. Chapleau, des De 9 id. Contre, proposition Joly, 28 id (Contre, ?e. amend. Chapleau, veau, 10 id. Contre, amend. Joly, 28 id Contre, 3e. amend. Chapleau, Æ dela 17 id. Contre, 1er. amend. Benoit, 31 id Absent, amend. Hemming, L'Ho 17 id. Contre, %e. amend. Benoit, 31 id Pour, {er. amend. Chapleau, L actcB 21 id. Contre, amend. Joly, 31 id Contre, 2e. amend. Chapleau, LE on 18 Janv. Contre, amend. Benoit, 31 id Contre, amend. Rhéaume, l'Inst ; 81 id Contre, proposition Tremblay. % ‘ la So L u SESSION 1870. L'Ho Pétilions—0 Session VOTES. néral 5 28 Nov. Contre, amend. Lafontaine, 21 Déc Contre, amend. Bellingham, mes Are 28 id Contre, ?e. amend. Gendron, 21 id Contre, amend. Bachand, des avi: 1 Déc. Pour, amend. Chauveau, 21 id Contre, amend. Chapleau, sentées 6 id Contre, amend. Hemming, 22 id Pour, ler. amend. Joly, $ de ses ! 16 id Contre, amend. Joly, 22 id Contre, 2e. amend. Joly, gti 17 id Contre, amend. Joly, 23 id Contre, amend. Joly, JUSUCE 19 id Contre, motion Tremblay, 23 id ‘Pour, motion Irvine, res Cap 23 id! Contre, amend. Bachand. à abus et tant la et tuts, en ne tard L'HON. M. GEDEON OUIMET, DEPUTE DU COMTÉ DES DEUX voit à d MONTAGNES, PROCUREUR-GÉNÉRAL DE LA L'Ho 4 préven:
PROVINCE DE QUEBEC. | Torsqu’ L'entrée dans la vie de l’'Hon. Procureur-Général offre une particu- in A larité qui rappelle les mœurs patriarchales, au temps de Jacob, dans D" l'heureuse et fertile terre de Gessen. Il naquit à Ste. Rose, le vingt. Ses 6
sixième enfant de la famille de Jean Ouimet, et, suivant un antique M Charge usage, fut triomphalement porté au presbytère et offert comme dime Î banc ju au respectable curé de la paroisse. En acceptant ce don le pasteur D Dep
arter, n Mar-
apleau, pleau, pleau, ing, apleau, ipleau,
prenait les charges de cette paternité spirituelle. Le bon curé se sé.
rait acquitté de sa tâche en conscience, sans la mort qui vint le frapper à quelque temps de là.
Placé d’abord au collége de St. Hyacinthe, l’'Hon. M. Cuimet y commencçait des études qu’il terminait plus tard au collége de Montréal, puisse faisait admettre au Barreau à l’âge de vingt-et-un ans. Etablià Vaudreuil durant quelques années, il y exerça sa profession et devint maire de la localité, qu’il quitta pour venir faire ses débuts à Montréal, en qualité d’associé de M. Hubert, aujourd’hui protonotaire.
L'Hon. Procureur-Général est le frère de feu M. André Ouimet, exprésident de ‘‘ l'Association des fils de la Liberté, ” et aussi connu par l’'ardeur de son patriotisme que réputé pour l'originalité de son esprit.
La vie publique de l’Hon. député des Deux-Montagnes, mêlée de succès et de revers, remonte aux élections de 1858, dans lesquelles l’'Hon. Procureur-Général, alors simple avocat, ayant battu son adversaire, vint représenter à l’ancienne Assemblée Législative le comté de Beauharnois. En 1861, le député victorieux, vaincu'à son tour, rentra dans la vie privée jusqu’en 1867, où, envoyé à la Chambre Locale par le comté des Deux-Montagnes, il fut appelé dans le Cabinet par l’Hon. M..Chauveau, qui lui confia les importantes fonctions de Procureur-Général de la Province de Québec.
L'Hon. M. Ouimet a représenté la Couronne à Ste. Scholastique ; il a été Bâtonnier du Barreau de la Province de Québec, président de “l'Institut Canadien-Français ” etse trouve actuellemeni président de
M ‘la Société St. Jean-Baptiste de Montréal. ”
‘L'Hon. député est un de ceux qui ont le plus travaillé durant les sessions. De la plupart des comités spéciaux, l’Hon. Procureur-Général s'est multiplié et a toujours été sur la brèche : présentant des mesures, répondant aux interpeilations, siégeant au Conseil, donnant des avis aux comités, etc. etc. Deux mesures, entre toutes celles présentées par l’'Hon. Procureur-Général, resteront comme le témoignage de ses travaux et de sa sollicitude éclairée pour l'administration de la justice : ‘le Code Municipal, et les Magistrats de District. ” Ces mesures capitales marquent une ère nouvelle ; toutes deux remédient à des abus et font disparaitre des inconvénients graves : la première, portant la lumière au millieu d'un chaos confus de lois, d’arrêts, de statuts, en fait une œuvre coordonnée, claire, simple et dont les effets ne tarderont pas à se faire sentir ; la seconde comble une lacune, pourvoit à de vrais besoins et complète la décentralisation judiciaire.
L'Hon. Procureur-Général est doué d’une physionomie ouverte et prévenante, les traits sont virils, le front large, les yeux intelligents ;
| lorsqu'il parle le ton est naturellement grave, la phrase correcte, la
pensée sans ornement mais substancielle. Son langage reste en Cham- Lre ce qui lui & valu au Palais sa réputation d'avocat plaidant.
Ses études, son état, ses travaux, son expérience, tout, jusqu’à sa
| charge actuelle, sont autant de degrés franchis qui le rapprochent du | banc judiciaire.
De par son prénom, d’ailleurs, l’Hon. Procureur-Général est prédes-
tiné à devenir un des juges du Canada, comme son homonyme, Gédéon, le fut jadis dans Israël.
Pélitions—9.
VOoTEs.
12 Février contre, bill Marchand. 19 Févricr pour, amend. Carter. : 15 id contre, amend. Carter. 22? id contre, proposition Marchand, | SESSION 1869.
Pétilions—?7.
VOTES
5 Fév. pour, Motion de l'Hon. M. Chau- ?7 Mars contre, amend. Lecavalier. veau. 30 id contre, amend. Bachand.
23 id contre, amend. Joly. 30 id contre, amend. Marchand. 23 id contre, amend. Coutlée. 3l id contre, amend. Coutlée, 18 Mars contre, amend. Joly. 3l id contre, amend. Joly. 27 id contre, amend. del’Hon.M.Cau- 1! Avr. contre, décision de l'Orateur. chon.
Pélitions—11.
VOTES
3 Déc. contre, amend. Joly. 28 Janv. contre, ?e. amend. Cbapleau. 9 id contre, proposition Joly. 28 id contre, 3e. amend. Chapleau. 10 id contre, amend. Joly. 3i id pour, amend. Hemming. 17 id contre, 1er. amend. Benoit. 31 id contre, îÎer. amend. Chapleau. 17 id contre, ?e. amend. Renoit. 31 id contre, 2e. amend. Chapleau. 21 id contre, amend Joly. 31 id contre, amend. Rhéaume. 18 Janv contre, amend. Benoit. 31 id contre, proposition Tremblay. 28 id pour, 1er amend. Chapleau.
Pélilions—0.
28 Nov. contre, amend. Lafontaine. 21 Déc. contre, amend.Bachand. . 28 id contre, amend. Gendron. 21 id contre, amend. Chapleau. ler Déc. pour, amend. Chauveau. 22 id pour, ler. amend. Joly. 6 id contre, amend. Hemming. 22? id contre, 2e. amend Joly. 16 id contre, amend. Joly. 23 id pour, amend. Joly. 17 id contre, amend. Joly. 23 id pour, motion Irvine. 19 id contre, motion, Tremblay. 23 id absent, amend. Bachand. 21 id contre, amend. Bellingham.
L'HON. M. JOSEPH, GIBB ROBERTSON, TRÉSORIER DE LA PROVINCE DE QUÉBEC, DÉPUTÉ DE SHERBROOKE.
Ecossais comme Law et comme lui Ministre des Finances. Transplanté fort jeune en Canada où il suivit son père qui, après avoir rempli les fonctions de pasteur durant trente ans à Stuartfield, en Ecosse, es prendre à Sherbrooke la direction d’une Eglise Congrégationaliste.
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me, Gé- Une fois dans sa vie l’Hon. M. Robertson monia aussi haut qu’il pet être permis à un mortel d'atteindre. Lors de l'explosion du Lonqueil, le député de Sherbrooke qui se trouvait passager à bord échappa miraculeusement à cette catastrophe, mais fut lancé à une hauteur rodigieuse. Décrire une pareille parabole dans l’espace, puis retomer sur ses deux pieds, vivant et an complet, c’est le signe évident
| à d’une destiné particulière.
Marchand. M L'avenir lui devait des compensations ; ce fut la Cie. du Grand-Tronc
qui les lui donna.
Comme tous ses compatriotes, l’'Hon. M. Robertson est doué de rares aptitudes financières. Etabli négociant à Sherbrooke, il acquerrait en peu d'années, grâce à son habileté, à son entente des affaires, une
Fe assez belle fortune ; et, ce qui est mieux, l'estime et la considération and. # de ses concitoyens.
€. Très versé dans les affaires municipales, la Chambre le nomma mematoie bre du comité et du sous-comité du nouveau code. Ses conseils, son
expérience, ont dû beaucoup servir les codificeteurs, car l'Hon. membre occupa les fonctions de Trésorier de la Corporation de Sherbrooke endant huit ans, sous l’ancienne loi, et fut deux fois maire de la ville, a première de 1854 à 1855, la seconde de 1858 à 1868 ; c’est-à-dire durant onze années.
Chapleau. D C’est en grande partie à la sagesse de son administration que la vil. Chapleau. D], de Sherbrooke doit la prospérité dont elle jouit ; et c’est au milieu “Chagleau, des opérations difficiles et dispendieuses nécessitées par son rapide dé- Chapleau. M veloppement, qu’éclatèrent les capacités financières de l’Hon. M. Roaume. M bertson.
Tremblay. Ceux qui, le 25 Octobre, 1869, s’'étonnèrent de sa nomination au pos- Mie de Trésorier de la Province de Québec, comprendront, par la courte Brevue de sestravaux antérieurs, combien l'Hon. membre pour Sherbroo- Mike se trouvait naturellement recommandé à l'attention des ministres. Comme député, l’Hon. M. Robertson s’est surtout occupé de projets de Ychemins de fer ; ceux de la Vallée de Massawippi, du chemin à lisses de Sherbrooke et des townships de l'Est, lui firent présenter deux bills.
Comme Ministre des Finances, l’Hon. membre recueillait la succession de l'Hon. M. Dunkin à l’époque la plus périlleuse de l’administraion, au moment des difficultés de l'arbitrage de la dette de l’ancien anada.
On sait comment s’est terminée cette importante affaire. Rien de décidé encore à cet égard ; mais nul doute que l'opinion de M. Robertson n'ait contribué à la ferme attitude prise par notre ministère local, attitude dont l’'Hon. M. Chauveau se faisait naguère l’énergique interprête, à Ottawa, dans la Chambre des Communes. Les principales esures fiscales du nouveau ministre comprennent : Un bill pour amender la loi concernant les timbres sur les procédures judiciaires et les enréistrements ; Pour amender la loi concernant les licences et les devoirs et pbligations des personnes tenues d'en être munies ; Pour amender la loi oncernant les Assurances Mutuelles.
| Voisins de pupitre, MM. Robertson et Ross paraissaient être, à la