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VIII PRÉFACE

un certain angle, se mouvoir la société du dix-huitième siècle, et par les inquiétudes qui la travaillent, il est permis de pressentir l'épreuve suprêmfe qui l'attend.

Il était réservé au fils même de l'illustre naturaliste de succomber, un des premiers, à cette terrible catastrophe. (( Je suis le fils de Buffon ! » s'écriait vainement cet infortuné jeune homme du haut de l'échafaud. Et sur cet exécrable autel, où d'innocentes victimes furent égorgées par centaines, les Girondins devaient être immolés à leur tour, Brissot, Vergniaud, Gensonné, Yalazé, Fauchet, Ducos, la plupart de ces politiques enthousiastes mais déçus, dont madame Roland était le Uen. La poésie s'est plu à célébrer dans ses chants, la peinture à représenter sous les couleurs de l'idéal, leur dernier entretien et leurs derniers adieux. L'histoire ne s'accommode pas de ces fantaisies, qui la travestissent en roman. Je détruis l'une des imaginations les plus singuhères dont M. de Lamartine ait semé son Histoire des Gi^^ondins. Je prouve que ses héros n'ont pas été emprisonnés au couvent des Carmes, dans la chambre que, fort improprement, on a nommée Chambre des Giro7idins, Cependant, j'ai relevé les inscriptions de cette salle

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