‹ Portraits et notices historiquesChapitre 41 sur 46 · DE JULIE A ANDRE · texte numérisé non relu

DE JULIE A ANDRE

a Ta femme est tout ennuyée d'avoir une santé qui s'accorde si peu avec son caractère, mais il faut se résigner et espérer du temps. Ne pense donc pas à quitter tes élèves ; ne fais rien dont tu puisses te repentir. Notre petit se porte bien; fais comme lui, c'est ce qui m'importe le plus, car si tu étais malade là-bas que deviendrais-je? On ne peut pas tout avoir, tu le sais, mon pauvre ami , toi qui es loin des tiens et qui n'as que la physique et la chimie pour te consoler... En souffrant moins je reprendrai des forces et de l'espérance; regardons donc l'avenir, songeons aux vendanges I Mon bon mari, mon fils auprès de moi m'empêcheront d'être malade : cette pensée me met une teinte rose dans l'esprit... J'ai reçu les six louis que tu avais remis à M. Joli. Pourquoi n'en as-tu pas gardé plus d'un? Mon pauvre Ampère, tu es trop content de me donner tout ce que tu gagnes !

a Élise serait très aise d'une lettre de toi, mais c'est à ta mère qu'il faut absolument écrire.

<L Julie. »

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