‹ Portraits et pastels littéraires [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 11 · HOT · texte numérisé non relu

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::Mustrons ce blâme par une seule cif Won z0l 15/61 5 21 QU |

ff Souvent, à la suite de ces transports:

toutes.ses puissanCes: intérieures sem- #f-blaient tout-à-coup se taire. et demeu- -“ rer suspendues. : Alors, dans le silence ‘ de toutes ses facultés, s'élevait, des pro- # fondeurs:de:son âme, comme unedouce ‘ mélodie, dont chacun de ses soupirs #“ semblait: les suaves ondulations. On eut dit que chaque fibre de son être 4tétait autant de cordes d'un instrument « invisible que venait toucher en: secret “Lange du pur amour, et dont les accords

4 ravissaient les chœurs célestes et char-

“% maïent-les oreilles de. Dieu. : : |

£ La-nuit méme.n'interrompait pas ces ‘ mystérieux concerts: des visions bien “heureuses venaient visiter son sommeil, “et; dans un démi-repos, elle ‘entendait “ chanter:sans cesse ces voix intérieures ; # quelquefois même elle .én était com- “{ plétement réveillée. Ainsi, son âme “ ressemblait à ces harpes éoliennes, sus- # pendués auxarbres des forêts, dont les

-! cordes. résonnent ‘encore longtemps

‘après le: ‘passage des brises nocturnes...

“-Ainsi, dans les splendides basiliques,

quand l'orgue vient de se taire et que

& l'encens des solennels sacrifices monte

‘‘ encore dans les voûtes silencieuses, ‘longtemps les derniers échos deschants ‘sacrés se prolongent à travers les arca- +: des aériennes et: les ogives, et se ber- -cent-parri les ombres du: soir.” On admettra sans peine que le style historique ne doit pas s’affubler de semblables banderolles. : C’est décrire d’une manière ; singulièrement compliquée ce qui:se passe dans l'âme de la Mère de YIncarnätôn, et les: mystérieux eoncerts -qu'on:y eritesd ont: le tort grave de ressembler aux: #canéations dè la Jonñgleuse.

‘On-y reconnait encore la douce mélodie aux suaves ondulations,, se prolongeant, nor plus-en spirales aériennes, parmi le silence solennél de la nuit, mais à travers des arcades s@ériennes parmi :les-ombres du Ro sroieir 26h): 2Moouos gere LA ya, malhetüreusement;;un bon non.

bré de ‘pages dans cé style. L'Introduc tion, surtout, en est presque entièrement composée. : L'idée mere del Introduction était très bellé. C'était de réprésenter la société naissante, en Canada, dans sa tri.

ple ‘hiérarchie du prêtre, de la fem me et du'sotdat-colon. Dix pages de belle prose auraient suffi au. développement précis de cette idée et auraient pu ètre un portique superbe dû temple qu’il voulait éle-

ver à la gloire de la Mère de l’Incarnanatiôn. Mais l'abbé Casgrain s’est laissé émporter par sa fougueuse imagination et'il à noyé sa pensée dans soixante dix pages d’une amplification de rbéteur.

Je conclus que M. l'abbé Casgrain fera .

bien de méditer ce petit passage de Fénélon : “ L'histoire perd beaucoup, à être ‘“‘parée. Un bel esprit méprise une his- “ toire nue ; il veut l’habiller, l’orner de ‘* broderie et la friser. C’est une erreur.” Et aussi cés lignes de Mgr. Dnupanloup :

- “Combien il est déplorable, quand on ‘‘ ne voudrait voir devant soi qu'un saint, + de se trouver en face d’un écrivain qui ‘l<’évertue à faire des phrases, à farder, ‘“ pour ainsi dire, à frisér ces grandes ‘figures 1” Je crains de tomber dans la mème ernière que l'abbé :Casgrain., la longueur, etjé cours Aux Biographies, dont je n dirai qu'un mot 0 sé J'y, retrouve l'écrivain toujours le même : un beau! talent très imparfait, brillant sans étrè spirituél, élégant et soûplé, mais .pas'ättique ni malin, chato:

yant mais peu varié.

Les savants nous ahurissent de: leurs luies et de’ leur téchnicologie. M. Casgrain nous impose quelquefois un ennui

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