‹ Portraits et pastels littéraires [microforme]Chapitre 13 sur 26 · ME · texte numérisé non relu

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‘publications où la beauté du: style le:

‘: dispute à la richesse: des pensées.” .»

Au troisième volume de l’Histoire des:

Hrsulines, pagès 234 et'235; on est étonné et un-peu äfihigé de retrouver les détails port © “ M. Jean-Baptiste Casgrahti le premier” “ desa famille en Canada émigra peu avant:la conquête. C'était un glorieux ‘vétéran'qni portait d'une manière 07 ‘ équivoque les trophées de:sa bravôurë;' ‘ayaht eu le nez: coupé d’un coupd& “ cametètre,. lorsqu'il combattait contré ‘les. Turcs, en ‘Orient, et: étant devenu ‘k boiteux, par suite d’ un coupd'esc qui lui: enleva la cheville du pied, à la u ct RANLe de Fontenoy;ent745: De‘plus «: il avait été : blessé d’une balle,: qai tui! ‘: passa de : la: joué à oreille drôité, et ". «::d'R ‘<ônp dé sabre :qüi | lui: sillonna la’ re-du-front à la joue gauche. ‘En «4747, Lil assista au siébé de Berg-0p- LL: ZoëM, où.les: Français) :entrèrbnt: en’ «c ratehant daïis:le sarlg: asquiès la che:

‘ville du piéd.?:

“: Uni:trait nonwébniéenunb ‘idée dé LL cette foi. éfiergique: cquédevais passer vf ‘Léntière: er ro er En ie “ Péale du nom de £ Se.brèm, : “nil

“ combattait en remplacement des. che- ‘“ valiers de Malte tués en Orient, un re.

‘“ négat vint ‘-1r proposer de passer à ‘“ l’Islamisme -* À ! s'écria Sabran, s’a- “ dressant à son compagnon d’infortune, ‘“estil possible gu'en vienne outrager “ Dieu d’une telle manière ! ” A.ces ‘“ mots Jean Casgrain furieux se précipi- “te sur le renégat, et il l'aurait tué si un ‘janissaire ne se fut jeté sur lui avec “ un cimeterre. L’intrépide soldat saisit “une chaise et frappe le janissaire à ‘“ mort. Jean et Satan reçurent cin- “ quante neuf ‘vup de nerf de bœuf; le “second en urut. Le brave soldat “ chrétien reçut encore vingt-cinq coups “ de baton de Calabre, sous la plante des ‘pieds. Ce fut après avoir asisté à ciu- ‘ quante combats et engagements, ayant ‘‘ été promu au grade de sergent-major ‘ après la retraite de l’armée ‘française ‘“ devant Prague, que l’héroïque vétéran ‘ sSembarqua pour la Nouvelle France.

“ Il était natif d’Airvault, petite ville du “ Poitou, à huit lieues de Saumur, dans s la He FANTS, he. J. B. Casgrain “ se fixa à Qnébec où il tint un commer- “ ce sous le fort, à droite de l'escalier de ‘ la Basse-Ville, Son fils. db Pierre Cask TT en 1828/'acquit les seigneu-

ries de N. D. de Liesse, de la Bouteille-

| & rie, de'la Rivière-Ouelle et de N.-D. de

“ Bon Secours, de l'Islet. .

Er LE A En qué M. J. B. .Cas- « grain, étaient vêrus en Canada MM.

Bpnenfant et Letelliér dé St. Just.” Comment Papbé Daniel et l'auteur de l'Histoire des Ursulines ont ils appris tous ces faits extraordinaires ? Quelles relations ont-ils pu avoir avec ce sergent .qui combattait à Ja téte des troupes, come ‘me üun maréthal de France--qui portait comine trophée de sa bravoure un nez qu'un Coup de cimeterre lüï avait enlevé—qui avait perdu la cheville du pied à la bataille de Fontenay, et qui réntrait dans Berg:o1-Zoom 'èn marchant dans le sang jusqu’à.la cheville qu’il n’avait plus —qui ‘portait sur sa figure, d’un côté le sion d’une bæle, et de l'autre le sillon d’un s4bre—qui avait reçu 59 coups de nerfs de bœufs, 25 coups de bâton de Ca.

labre, et'pris part à 50 combats, et qui, ‘’avec tout'Cela, n'était que sergent? | Evidemment, il y a là un cachet de “facture qu'ileest impossible de méconnai.

“tre. et je croïs que Por peut assurer sans pren à plume féconde de notre illus

"est le commencement d'ut petit tra-

3outeille- N.-D. de

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petit tra-

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vail d’ennoblissement, dont le rentes en:

core inédit, est cependant trop Connu.

On a essayé : d’Airvault. . . . et les vers faits à la Rivière-Ouelle étaient, datés du . Manoir d’Airvault. On a montré aux amis un certain blason ; on l’a même encadré et suspendu dans le tabinet de travail du littérateur, à côté du portrait de mon père qui Jui dit : je Embrasse, mon enfant, le portrait de ton père Pour ê're comme lui digne deles ayeux.

Bref, tout cela se serait déjà traduit parune notice communiquée au Livre:

d'Or de la Noblesse, si les pages de ce livre souffraient tout, comme les papiers. Ce.

cher Livre d'Or ! il chatoie si agréablement la vue ! On serait si heureux d'y lire cette page. . . . à peu près comme.on l’a rêvée : |

‘__Casgrain d'Airvault—originaires de.

Vendée-—Fief de la Rivière Ouelle et de :

l'Islet-—Manoir d’'Airvault— Alliés à la.

noble famille dés Letellier de St. Just. ,»

“ Les d’Airvault portent de gueule avec.

gerbe et flamberge d’or; ils ont la fière devise : au champ labeur, au camp valeur !” |

Hélas! cette page d’or, tant convoitée,.

n’existera probablement jamais. Car,

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avant de consentir à son insertion au

paroisées de, Québec et de Beaumont, on trouvéra divers actes authentiques constatant que Jean Casgrain était traiteur à la Basse-ville, c’est-à-dire préparait et servait à manger et à boire aux voyageurs et aux viveurs de ce temps-là, et qu'il épousa.à Québec,une Demoiselle Duches-

ne dite LeRoïde, file d'André Duchesne

dit LeRoide, de la nation des Pawnis.

Ces: actes établiront que Jean Casgrain n’était pas originaire de Vendée, mais de

l'ancienne petite Province d’Aunis, et

qu'au lieu d’être sergent à la tête des troupes il était tout bonnement cuisinier

à la tête de ses plats ; que s'il a fait cou-

ler le sang ce ne peut guère être que celui de la volaille, et que ses blessures, — s'il en avait—étaient probablement des brûlures. nc | Donc, si le Jean-Baptiste Casgrain, Vendéen, né à Airvault; le Casgrain sergent qui combattait à la tête des troupes de France et de Navarre ; le Casgrain pourfendeur et mangeur de Turcs, le.

nasicobole, minus-cheville, balafré et calabre,

| atl deux llera sitres s des t, on conseur à 1 sereurs à u'il cheshesne Wnis.

grain ais de is, et te des sinier t coue Ceres, — t des

rain, ser'- Dupes gra ti

abré,

8, le.

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si ce Casgrain a existé—ce que. personne

ne voudra croire,—ce ne peutêtre Jean

Casgrain le cuisinier, qui en l'an de grâce 17950, tournait des crèpes. dans, sa gargotte de Ja Basse-Ville et menait à

l'autel mademoiselle LeRoïide, de la na.

tion des Pawnis.

4emarquez bien que je ne méprise pas les Pawnis, non plus qu'aucune autre tribu sauvage. J'en fais au contraire grand cas, et l’on me dirait que: j'ai du sang indien dans les veines. que Je n’en

serais pas du tout-humilié.: Tout ce que.

je veux établir, c’est: que M. l'abbé .ne descend pas en droite ligne, des. Montmorency où des Caniac de Périgord.

En fait de généalog'e, je dis comme le grand poête de la Grèce, Homère : ‘A quoi bon questionner sur la race ? Telle est la génération des feuilles dans les forêts, telle aussi celle dés mortels. Parmi les feuilles, le vent verse les unes à terre, etla forêt verdoyante fait pousser. les autres sitôt que revient la saison du pantemps : c’est ainsi que les races des hom-

mes tantôt fleurissent et tantôt finissent.”

Donc, mon cher abbé, veuillez m'en croire, laissez de côté tous ces travaux énéalogiques. Que votre bisaïeul soit asgrain le balafré, ou Casgrain le ven.

deur de saucisses, il importe peu. Les gens d'esprit ne vous en estimeront ni.

plus ni moins, et cela n'ajoute ni ne retranche à votre mérite personnel, que nous reconnaissons autant que vos meilleurs amis.

Vous avez très-bien dit, dans La biographie de M. Faribault : “il est une aris tocratie que l’on ne parviendra jamais à détruire: c’est celle de l’urbanité, de la politesse dès manières, de la dignité et de la noblesse des sentiments.” Cette aristocratie indestructible, vous la possédez ; qu’avez-vous besoin de faire tant de frais pour en acquérir une autre ?

Ce dada qui vous tourmente est d’ailleurs, vous le savez, la faiblesse de plu.

sieurs, et le but de ces pages n'est pas d’humilier, maïs de corriger ceux qui en sont possédés. à |

Après cela, aye7 lé caractère aris?s-;iébéien, si la chose vous va, et je n’y met.

trai pas d'obstacle, puisque cela ne nuit en rien à votre caractère sacré; qui est irréprochable. ne A er Li

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Pastels Litteraires

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