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a#-,, , Il s’agit de nous faireentendre le chant
re. de cette-étrange. Dame aux Glaïeuls (imi-
VL tation de la Dame aux, Camélias). , On va
a8- voir que c'est compliqué et, qu’il, faut
en; être plus qu'artiste pour, analyser, cette
dite musique extraordinaire :: .,,,. , | la. “ Au moment, où la. nouvelle lune se
1881 lève, de vagues et.lointaines.rumeurs,
We “ mêlées au coassement monotone : des 1 et. | grenouilles, s'élèvent des plantes. aqua- tt és -æ .(#h ues. ù Ê Hal t je | “Voix surnaturelles qui semblent sur-
‘me 54 “gir du fond des eaux ; —incantations 1 ène # mystérieuses, d'abord indécises, puis 11
s'élevant peu à peu .et-se prolongeant “sur les flots en mélodie tour .à tour “ suave .comme..des voix d'enfauts,, ou -# voilée comme la brise du.soir, parmi les halliers ; —mais parfois, aussi, écla- 1 ‘ tante.et terrible, comme le rugisserent 1!
de Yours blessé, ou comme le .roule- Al ‘ ment du tonnerre ou des cataractes,” Î!
Un peu plus loin, la description recommence.. C'est.‘ un son.étrange et vague, “ d'abord..à peine perceptible; puis se rapprochant, devenant.plus distinct,.et Î -Kse. prolongeant .sur.les:flots en. molles L. ..ondulations, pour s'éloigner, : osciller f ‘encore et s'éranouir.un. instant après.
& Longtemps, ces mystérieuses vibra-
bus ©
"+! tions, qui semblaient tantôt descendre 46 SARA tantôt remonter au fond éavernes de la mer, où $C] appq
‘où ftrer à tra-
“4 des -# d'ine conque marine rer à tr:
ét vers le tréillis des bois, volti èrent en -t! notes ‘intermittentèés parmi l& silence “ solennel de la nuit. ” terne Dans la page suivante, nouvellé ana- Ayse du mystérieux Chant: Past | C'était une sorte d’incantation fan- “# tastique, qui empruntait à là sombre <t majesté de ces heures solennélles et à “son origine inconnue un singülier ca- Hractère de merveilleux et de surnatuel ssôrte de mélopée, tantôt -plainti- 4 ve et réveuse, noyée dé mystère et de “ mélancolie, ondulant sûr la lame, flot- “4 tant dans pr a ét se perdant # dâns les plis de kx brume,=—soupirs inf- “mis Léchos de voix d'anges—rèves +5 d'eñfants au berceau,—chant des cour- 4e is ;: ou bien, vive et légère, découpée + en frileuses dentelles de sons, montant + et descendant én spirales aériennes— ‘4 groupes dé notes folâtres se tenant par “4 Ja maïn ;—et puis, tout à coup, triste er ““ morne, comme le vent d'automne qui * Pranis dans les ramées, comme l'hymne “4 funèbre sur les tombes ;-—ou, fanfare "#“ inouïe, vibrant comme un cuivre”,
es COUrécoupée montant ennes— ant par triste er ne qui ‘hymne fanfare Mpiiiés
Qu'on place maintenant en regard cês trois descriptions:et lon ‘verra qu'elles diffèrent peu. ‘Ce sont lesmêmesimages et pârfois les mêmes mots. :: 7.1
ans l’une, ce-sont des voix surnaturelles qui semblent surgir du fond: des eaux ; dans l’autre, ce sont demystérieuses vibrations qui semblent remonier: du fond. des edvernes de la mer. Ici, ce sont des iñcantations mystérieuses ; là, c'est une sorke d'incantation fantastique. Dans là première, l’incantation est d'abord indévise, puis s’élevant peu à peu et se prolongeant sur les flots en mélodie suave ‘comme des voix d'enfants.: Dané la seconde, elle est d’abord'imperceptible, puis se rapprochant,
ét se prolongeant sur les flots en: molles
ondulations. :Dats la troisième; on la retrouve ondulant sur la lame, ét coômparée à des révéé d'enfants au berceau: Puis, vient cêtte mélopée, découpée en frileuses dentelles de sons, montant ei descendant en spirales aériennes ! : |
Si ce n’est pas là abaser de ‘la métaphore, jé déclare ne plus evnnaître la signification des mots. : Il est encore possrble que l’on: trouv élevé ce qui me
raîit long ! Cela dépend du point d'où.
‘on regarde, et, pour certains esprits, la longueur peut être synonime d’élévation.