I. Célébritét catholiques, piiuos 2 et
'A cette époque, ud malheur terrible vinl frapper une des grandes ramilles de France. L a jeune princesse de Roliau, parée pour un bal, et voulant donner un dernier coup d'(eil à sa toilette, s'approcha inconsidérémenl de la cheminée de son boudoir, surmontée (Furie glace. Le Feu prit à sa robe légère, et, avant qu'il eût été possible de lui porter le moindre secours, elle fut environnée de flan unes.
Quelques heures après, elle mourut dans d'indicibles tortures.
Le prince son époux, sous l'impression de cette catastrophe épouvantable qui brisait son bonheur conjugal, se jeta dans les bras de la religion et se fit prêtre.
« Devenu l'abbé de Rohan, dit encore M. de Riancev, que nous aimons à citer parce qu'il écrit avec la double force du talent et de la conscience, le futur cardinal archevêque de Besançon chercha à se créer, "dans la milice du sanctuaire, une sorte de bataillon sacré, choisi parmi les meilleurs, les plus intelligents, les plus braves, et dont il serait par le cœur le capitaine des gardes. Chaque année , « sur ces bords fleuris qu'arrose le Seine , » en son château historique de la Roche-Guy on , il rassemblait l'élite des élèves de Saint-Sulpice et les formait non-seulement à la piété, à la charité, à la foi ; mais aux lettres, à la politesse, à l'élévation des habitudes et des mœurs. Rien de plus précieux que ce commerce. Meminisse juvabit, a écrit, sous une vue calme et claire de cette belle résidence, celui-là même qui en était le plus brillant ornement. Et, en effet, j'ose affirmer que c'est en grande partie au séjour de la Roche-Guyon que l'Église de France doit l'Évêque d'Orléans tel qu'il est : ce fut là du moins que ce diamant reçut le dernier poli ] . »