‹ Portraits et silhouettes au XIXe siècleChapitre 34 sur 51 · Accusateur du maréchal New · texte numérisé non relu

Accusateur du maréchal New

Toujours est-il que M. Dupin oe devait pas plus apparaître li que M. de Girardin sur La tombe d'Armand Carrel. Voilà ce que non.-; signalons comme preuve <ln défaut de tacl el de l'inconséquence «lu b >urgeois.

La défense du maréchal Ney rendit M. Dupin populaire. 11 plaida devant les cours prévôtales pour d'autres illustres accusés et donna l'appui de son talent aux journaux de l'opposition dans les nombreux procès qu'ils eurent à soutenir. M. Dupin lui-même a l'ail son panégyrique à cet égard. Écoutons-le parler en septembre 1830 :

« Pendant ces quinze années de lutte et de liberté, quel a été mon contingent ! sWrie-t-il. Moi, si indignement attaqué, qu'ai-je fait autre chose que défendre autrui? Avez-vous oublié les noms de mes clients? Nos généraux accusés ou proscrits, Ney, Brune, Gilly, Alix, Boyer, Rovigo ! et les trois Anglais généreux sauveurs de Lavallette ! et les victimes des troubles de Lyon en 1817! et ces hommes politiques injustement accusés : Isambert pour la liberté individuelle, Bavoux pour les droits du professorat, de Pradt en matière d'élection, Mérilhou dans l'affaire de la souscription nationale; Montlosier soutenu par moi dans sa querelle avec un parti qui, comme Prêtée, sait revêtir mille formes diverses et parler les langages les plus opposés, habile surtout à diviser ses adversaires, à se glisser dans leurs rangs { ! Et vous, gens de lettres, défenseurs de la presse, à qui je ne demandais pour récompense que votre amitié! Jay, Dupaty, Béranger, Jal, Arnault, Jouy, Etienne, vous tous écrivains du Miroir, des Débats et du Constitutionnel, que j'ai défendus quatre fois,., etc., etc. »

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