LETTRE DE MADAME MERCŒUR
27 septembre 1843.
Monsieur,
Je suis en possession, depuis lundi, du loucliant article que vous avez fait sur mon enfant, et déjà je l'ai relu bien des fois, c'est vous dire combien de larmes j'ai versées.
Plusieurs personnes s'étant imaginé que la tragédie d'Elisa allait être jouée sont venues m'en complimenter. Ce me serait un grandbonlieur si je pouvais, avant de mourir, vous devoir une satisfaction qui fut refusée à ma fllle, refus qui l'a fait descendre dans la tombe au matin de la vie. Vous êtes lié avec le directeur del'Odéon et, si vous vouliez employer votre crédit auprès de lui, vous le décideriez sans peine à faire jouer la tragédie de ma fille. Combien je serais heureuse, lorsque j'irai rejoindre Elisa, si je pouvais lui porter la consolation que sa tragédie a été jouée, grâce à vous, et que vous avez pu perpétuer son nom sur la terre ! Achevez, Monsieur, ce que vous avez si bien couunencé et rendez-moi Monsieur Lireux favorable. Si j'obtenais de hii ce que je désire, je vous devrais plus ([ue la vie ; oh oui ! Je vous devrais la gloire de mon entant.
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MLLE pÉiN DE LA ROCHE-JÂGU