‹ Portraits historiques et littérairesChapitre 17 sur 18 · Jp n'ose dire, comme leruHRe, craquante · texte numérisé non relu

Jp n'ose dire, comme leruHRe, craquante

bride sur cette place effrayante? Qui peut siffler ainsi ? quelle est cette voix colère qui s'élève au milieu de la nuit? C'est un hardi Privilégié. Il a hâte, il court à un rendez-vous d'amour, et le désir lui brûle le cœur. — < Allons, mon fier cheval, mon fidèle coursier, vole comme la flèche ! Plus vite, plus vite ! » Mais le cheval effrayé secoue sa crinière tressée et se piète. Dans l'ombre, parmi les poteaux, se balance un cadavre suspendu à une traverse de chêne. Le cavalier allait se lancer dessous, quand le cheval effarouché se cabre sous le fouet, ronfle et se rejette en arrière sur ses jarrets. — « Qu'as-tu, mon bon cheval ? De quoi as-tu peur ? Ne sommesnous pas allés là-bas fouler durement, dans une vengeance de terrible colère, les traîtres ennemis du tsar? Leur sang a teint tes sabots d'acier. Ne les reconnais- tu pas à présent? Allons, mon brave coursier, en avant I vole ! ...» Et le cheval, à bout de résistance, passe comme un ouragali sous le cadavre. Je terminerai par une prèced'un tout autre caractère qui, de même que VAntchar, a eu le malheur d'être prise par la censure pour un dithyrambe révolutionnaire. Aujourd'hui Tune et l'autre sont imprimées dans toutes les éditions récentes de Pouchkine. Elle est intitulée le Prophète.

f Tourmenté d'une soif spirituelle, j'allais errant dans un sombre désert, et un séraphin à six ailes m'apparut à la croisée d un sentier. De ses doigts légers comme un songe, il toucha mes prunelles; mes prunelles s'ouvrirent voyantes comme celles d'un aiglon effarouché ; il toucha mes oreilles, elles se remplirent de bruits et de rumeurs^ et je compris l'architecture des cieux et le vol des anges au-dessus des monts, eL la voie des essaims d'animaux marins sous les ondes, et le travail souterrain de la plante qui germe. Et l'ange, se penchant vers ma bouche, m'arrachama langue pécheresse, la diseuse de frivolités et de^ mensonges, et entre mes lèvres glacées sa main sanglante mit le dard du sage serpent. D'un glaive il fendit ma poitrine et en arracha mon cœur palpitant, et dansma poitrine entr' ouverte il enfonça une braise ardente. Tel qu'un cadavre, j'étais gisant dans le désert, et la voix de Dieu m'appela : Lèvetoi, prophète, vois, écoute, et parcourant et les mers et les terres, brûle par la Parole les cœurs des humains. »

Janvier 1868.

Le nom de M. I. Tourguénef estaujourd'hui populaire en France ; chacun de ses ouvrages est attendu avec la môme impatience et lu avec le même plaisir à Paris et à Saint-Pétersbourg. On le cite comme un des chefs de Técole réaliste. Que ce soit une critique ou un éloge, je crois qu'il n'appartient à aucune école ; il suit ses propres inspirations. Gomme tous les bons romanciers, ir s'est attaché à Tétude du cœur humain, mine inépuisable, bien que depuis si longtemps exploitée. Observateur lin, exact, parfois jusqu'à la minutie, il compose ^cs personnages en peintre et enpofite tout à la fois.

Leurs passions et les traits de leur visage lui sont également familiers. Il sait leurs habitudes, leurs gestes ; il les écoute parler et sténographie leur conversation. Tel est l'art avec lequel il fabrique de toutes pièces un ensemble physique et moral, que le lecteur voit un portrait à la place d'un tableau de fantaisie. Grâce à la faculté de condenser, en quelque sorte, ses observations et de leur donner une forme précise, M. !.. Tourguénef ne nous choque pas plus que la nature, lorsqu'il nous présente quelque cas extraordinaire et anormal. Dans son roman de Pères et Enfants, il nous montre une jeune fille qui a degrandes mains et de petits pieds. Dans la structure humaine, il y a d'ordinaire une certaine harmonie entre les extrémités, mais les exceptions sont moins rares dans la nature que dans les romans. Pourquoi cette gentille M"^ Katia a-t-elle de grandes mains? L'auteur l'a vue ainsi, et, par amour pour la vérité, il a eu l'indiscrétion denous le dire. Pourquoi Hamiet est-il gros etmanque-t-il d'haleine? Faut-il croire, avec un ingénieux professeur allemand, que Hamiet, étant incertain dans ses résolutions, ne pouvait avoirqu'un tempérament lymphatique, ergo une disposition à l'embonpoint? Mais Shakspeare n'avait pas lu Cabanis, et j'aime-

rais mieux supposer qu'en représentant ainsi lo prince de Danemark, il pensait à l'acteur qui devait enjouer lerôle, s'il ne me semblait encore plus probable que le poëte avait devant lui un fantôme de son fmagination, qui se dessinait c aux yeux de l'esprit (in the mind'seye) t nettement et d'une manière complète. Des souvenirs, des associations d'idées dont on ne peut se rendre compte, obsèdent involontairement celui qui a l'habitude d'étudier la nature. Dans ses fictions, il embrasse d'un seul coup d'œil une foule de détails unis par quelque lien mystérieux, qu'il sent, mais qu'il ne pourrait peut-être pas expliquer. Remarquons encore que la ressemblance, que la vie dans un portrait tient souvent à un détail. Je me souviens d'avoir entendu professer cette théorie h sir Thomas Lawrence, assurément un des plus grands peintres de portraits de ce siècle. Il disait: c Choisissez un trait dans la figure de votre modèle ; copiez-le fidèlement, servilement môme ; vous pouvez ensuite embellir tous les autres. Vous aurez fait un portrait ressemblant et le modèle sera satisfait. •

Peintre de la plus belle aristocratie de l'Europe, Lawrence avait grand soin de choisir le traita copier servilement. M. L Tourguénef n'est pas plus

courtisan qu'un photographe, et n'a aucune de ces faiblesses ordinaires aux romanciers pour les enfants de leur imagination. C'est [avec leurs défauts qu'il les produit, voire avec leurs ridicules, laissant à §on lecteur la tâche de faire la somme du bien et du mal et de concl ure en conséquence. Encore moins cherche-t-il à nous offrir ses personnages comme les types d'une certaine passion ou comme les représentants d'une certaine idée, selon une pratique usitée de tout temps. Avec ses procédés d'analyse si délicats, il ne voit pas de types généraux; il ne connaît que des individualités. En effet, existe-t-il dans la nature un homme n'ayant qu'une passion, suivant sans biaiser la même idée? Il serait assurément bien plus redoutable que l'homme d'un seul livre que craignait Térence.

Cette impartialité, cet amour du vrai, qui est le trait éminent du talent de M. Tourguénef, ne l'abandonne jamais. Aujourd'hui, en composant un roman dont les personnages sont nos contemporains, il est difficile de ne pas être amené à traiter quelques-unes de ces grandes questions qui agitent nos sociétés modernes, ou tout au moinsàlaisservoir son opinion surles révolutions qui s'opèrent dans les mœurs. Pourtant on ne saurait dire si M. Tour-

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guénef regrette la société du temps d'Alexandre P"^ ou s'il lui préfère celle d'Alexandre IL Dans son roman de Pères et EnfantSy il s'est attiré la colère des jeunes gens et des vieillards; les uns et les autres se sont prétendus calomniés. Il n'a été qu'impartial, et c'est ce que les partis ne pardonnent guère. J'a-' jouterai qu'il faut se garder de prendre Bazarof pour le représentant de la jeunesse progressiste, ou Paul Kirsanof comme le parfait modèle de l'ancien régime. Ce sont deux figures que nous avons vues quelque part. Ils existent sans doute, mais ce ne sont pas des personnifications de la jeunesse ni de la vieillesse de ce siècle. Il serait bien à désirer que tous les jeunes gens eussent autant d'esprit que Bazarof, et tous les vieillards des sentiments aussi nobles que Paul Kirsanof.

M. Tourgu(^nef bannit de ses ouvrages les grands crimes, et il ne faut pas y chercher des scènes de tragédie. Il y a peu d'événements dans ses romans. Rien de plus simple que leur fable, rien qui ressemble plus à la vie ordinaire, et c'est là encore une des conséquences de son amour du vrai. Les progrès de la civilisation tendent à faire disparaître la violence de notre société moderne, mais ils n'ont pu cbanger les passions que recèle le cœur humain.

La forme qu'elles prennent est adoucie, ou, si l'on veut, usée, comme une monnaie qui circule depuis longtemps. Dans le monde, voire dans le demimonde, on ne voit plus guère de Macbeth ni d'Othello ; pourtant il y a toujours des ambitieux^ et des jaloux, et les tortures qu'éprouve Othello avant d'étrangler Desdemone, tel bourgeois de Paris- les a endurées avant de demander une séparation de corps. J'ai connu un commis qui n'a pas vu sans doute dans une hallucination diabolique « un poignard dont le manche s'offrait à sa main, i mais il avait sans cesse sous les yeux un fauteuil de chef de bureau à clous dorés, et ce fauteuil l'a poussé à calomnier son supérieur pour obtenir sa place. C'est dans « ces drames intimes » comme on dit aujourd'hui, que se complaît et excelle le talent de M. Tourguénef.

Son premier ouvrage, les Souvenirs d'un Chasseur^ suite de nouvelles ou plutôt de petites esquisses pleines d'orignalité, a été pour nous comme une révélation des mœurs russes, et nous a donné tout d'abord la mesure du talent de leur auteur. Je ne crois pas exagéreren disant que ce livre a eu sa part d'influence et sa part considérable dans la grande mesure qui a illustré le règne d'Alexandre II, l'af-

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franchissement des serfs. Ce n'est pas un plaidoyer véhément comme celui de mistriss Beecher Slowe en faveur des nègres, et le paysan russe jie M. Tourguénef n'est pas un portrait de fantaisie comme l'oncle Tom. Le moujik n'est pas flatté, et l'auteur nous le montre avec ses mauvais instincts, aussi bien qu'avec les qualités qui le distinguent. Le paysan russe est un mélange singulier de bonhomie et de ruse, d'entêtement et d'obéissance, d'humilité et de confiance en lui-même. La patience et la résignation sont ses principales vertus, le mensonge et la fourberie ses vices dominants, soit qu'il les tienne de la nature, soit que l'esclavage les lui ait donnés. De même que John Bull est la personnification du plébéien anglais, le paysan russe a son représentant imaginaire dans ses légendes nationales.

C'est un certain Elle de Mourom, grand mangeur, rude buveur, qui rappelle notre frère Jean des Entomeures, une sorte d'hercule bouffon. Mal* heur à qui fait lever le poing d'Élie de Mourom I Il y a encore ce proverbe en Russie, que je n'ose traduire littéralement : c Le paysan ne vaut pas ane claque, mais il mangera Dieu. » Ces gens si résignés sentent pourtant leur force, et quelquefois ils font montrée. Ce sont les serfs qui donnèrent une

couronne à ravenlurier qui prit le nom de Démétrius au commencement du xvii^ siècle ; ce sont eux qui mirent l'empire en danger, sous le commandement deStenka-Razine, en 1670, et un siècle plus lard, sous celui de Pougatchef. Selon la tradition populaire, Stenka-Razine n*est pas mort. Ce grand et féroce vengeur des esclaves opprimés s'est sauvé de prison, grâce au diable qui était son compère, et il vit au delù, de la mer bleue. Pour un moujik, rien n'est plus loin que cette mer-là. En 1773, Stenka- Kazine a reparu ; cette fois, il se faisait appeler Pougatchef. On a prétendu que Pougatchef avait été roué vif ; point, il est retourné à la mer bleue, où il vit toujours, attendant que la masse des iniquités ait lassé la colère divine. Lorsqu'on en sera venu à ce point d'immoralité, qu'on mettra du suif ail lieu de cire dans les cierges d'églisey alors Stenka- Razine s'incarnera une dernière fois et on en verra de belles I Voilà les légendes du moujik. Ce géant résigné, mais ayant la conscience de sa force, serat-il désarmé par l'émancipation ?Nous l'espérons et tout porte à le croire.

II fallait tout l'art et tout le tact qu'apporte M. Tourguénef dans ses compositions, pour parler du servage en Russie sans emboucher la trompette

révolutionnaire ni tomber dans des exagérations dont le résultat serait de dégoûter le lecteur au lieu de le convaincre. Après lui, une femme de beaucoup de talent, qui a pris le pseudonyme des Vovtchko ( le louveteau), a écrit quelques nouvelles sur des sujets du même genre, dans le dialecte de rUkraine. Je ne les connais que par une traduction russe qu'en a donnée M. Tourguénef. Les couleurs sont tellement sombrjBs, que le tableau est repoussant. Il peut être vrai ; je le crains, mais on aime aie croire faux, et il excite encore plus l'horreur que la pitié. En parlant de quelque situation terrible, on dit en Corse : t Sivuol lascaglia.j^ Gela demande la pierre à fusil. Tel est le sentiment qu'on éprouve en lisant la première nouvelle de ce recueil, la Fille du Cosaque. La manière de M. Tourguénef est bien différente. Sa modération, son impartialité, le soin qu'il a de celer ses propres convictions, comme un juge qui résume les débats, donnent à ses récits une puissance que la plus éloquente déclamation n'atteindra jamais. Empreints d'une poésie douce e{ triste, ils laissent une impression plus durable que l'indignation soulevée par les nouvelles de Vovtchko. On sait que tous les peintres qui ont excellé à repré-

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sen ter la ligure humaine ontété de grands paysagistes, lorsqu'ils ont voulu l'être, et on ne s'étonnera pas de trouver chez M. Tourguénef, profond scrutateur du cœur humain, le talent d'observer et de décrire les sites et les effets de la nature. Toujours exact et simple, il s'élève souvent à la poésie, sans paraître la chercher, par la vivacité de ses impressions et l'art avec lequel il met en relief les traits caractéristiques de ses descriptions. Et ce n'est pas seulement la nature de son pays qu'il nous fait sentir et comprendre; enlisant sa nouvelle intitulée Apparitions^ il est impossible de ne pas admirer la variété et la vérité de ces paysages si différents. Quiconque, d'un site élevé, a contemplé la nuit la campagne de Rome se rappellera ces flaques d'eau de toutes formes se dessinant en clair sur un fond d'herbes noires et réfléchissant un ciel lumineux. M. Tourguénef les compare aux fragments d'un miroir cassé dispersés sur un parquet. Assurément on pourrait trouver une comparaison plus noble, mais je doute qu'on pût offrir une image aussi exacte. Et dans la même nouvelle, cette nuit d'été à Saint- Pétersbourg, qu'il appelle un jour malade, n'est-ce pas un de ces traits qu'on n'oublie pas, parce qu'ils donnent une idée juste et vraie, exprimée de lama-

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nière ta plus nette et la plus énergique? Au reste, toute cette brillante fantaisie des Apparitions n'est qu'une sorte décadré pour une suite de paysages, tous variés et tous merveilleusement peints. Il est impossible, je crois, de rendre en français le charme de ces descriptions à la fois si simples et si pittoresques, car la concision et la richesse de la langue russe défient les plus habiles traducteurs. Traduttore, traditore, disent avec raison les Italiens. Plus que personne, M. Tourguénef a eu lieu de se plaindre de ceux qui ont essayé de nous faire connaître ses ouvrages. Un d'eux, à qui d'ailleurs revient le mérite d'avoir le premier publié à Paris les Récits d'un Chasseur^ obligea l'auteur à réclamer contre maint contre-sens. Par exemple, M. Tourguénef crut devoir nous avertir qu'il ne nourrissait pas ses chiens avec des ortolans, comme son traducteur le donnait à entendre, ayant pris le mot russe qui signifie jyd^e'ip, pour le nom d'un oiseau inconnu en Russie et cher à tous les gourmands. Pourquoi, dira-t-on, M. Tourguénef, sachant si bien notre langue, ne revoit-il pas lui-même les épreuves de ses traducteurs? C'est bien ce qu'il fait, mais savezvous ce qui arrive? Il est mécontent d'une expression et demande un changement; il indique à lu

marge que ron fasse attention. Il s'agit d'un mot familier, vulgaire, d'une injure qu'un des personnages du roman de Fumée adresse à son ancien camarade : Harpagon, limace I... Puis vient un mot russe qui me semble correspondre à perraq^ue, qualification que dans ma jeunesse nous donnions volontiers à nos aînés. A ce mot, traduit je ne sais comment, l'auteur avait ajouté N. B, pour qu'on eût égard à son observation. Sur quoi on a imprimé : Harpagon, limace. Nota bene I Un de mes amis, que la moindre faute d'impression mettait au supplice, se consolait cependant, dés qu'il avaitcorrigé ù, l'encre son propre exemplaire. Nous ne pouvons que conseiller àM. Tourguénef d'imiter cet exemple à l'occasion.

Je ne suis pas de ceux qui jugent du mérite d'un ouvrage par le nombre des volumes. Pourmoi l'artisle qui a gravé certaines médailles grecques est l'égal de celui qui a sculpté un colosse; cependant il y a un préjugé, et jusqu'à un certain point je le partage, en faveur des œuvres de longue haleine. Comment ne pas tenir compte à un auteur des difficultés qu'entraîne un travail considérable, de son audace à l'entreprendre, de sa constance à l'exécuter ? Si Homère avait composé sur des sujets diffé*

rents vingt-quatre petits poèmes égaux chacun à un chant de Ylliade^ serait-il toujours le prince dès poètes ? Pourtant on est en général très-exigeant pour une composition de médiocre étendue, tandis qu'Horace permet de s'endormir un peu au milieu d'un long ouvrage. Au contraire, il faut que tous les vers d'un sonnet soient excellents... A tout prendre, je crois que le danger d'un sujet trop resserré consiste dans le soin trop minutieux qu'on apporte toujours, peut-être fatalement, à un semblable travail. Involontairement on est entraîné à traiter maint détail de médiocre importance avec trop de recherche, et à racheter par la finesse de l'exécution le manque d'ampleur dans la donnée choisie. On risque alors de ne plus voir la nature que par ses petits côtés, et on manque le but de l'art, comme ces peintres qui, dans leurs tableaux, rendent les accessoires avec tant de perfection, que l'attention du spectateur s'y porte et néglige les figures principales.

J'essayais de montrer, il y a quelque temps *, comment la richesse admirable de la iangue russe était un écueil pour les écrivains qui la manient, et cet écueil, M. Tourguénef ne l'a pas toujours

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