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Codant que ce» choses se passaient, la France é^it livrée à upe agitation fiévreuse, funeste qvarçtTCoureur de çejle$ qui oyaient la bouleverse? de fond en paip^le vingt gns après. C'était le moment où Je ebwc^i^r Jttftupeou Hâtait !* d§&tmçtiw de$ parlement Je ^'entrera* pas dans r^n^en du fond de la querelle ; il suffira d'en dire quelques ¥n$t$, Se fi>pdant sur d'aaçiaus, ^age* , les, parlements prétendaient que, des teWPi* inuflémqri&l , les r<4& WftWQt so«^U H leur approbation les lois fendapieudales et les é#t$ bu*r s^ux. Suivant eux, le dédain que le gouvernepieul faisait de leurs remontrances constituait uqe violation dp papte uati^nal fc laquelle ils avaient le droit de s'opposer par tous les moyens* P© aop côté, le gouvernement soutenait qqe la royaiftp seule avait le droit de faire la loi; qp'apcug acte solennel ne l'obligeait formellemept à la soumettre à la sanction du parlement; qu'un çqrps vénal cpinme il l'étais ç'estrMve dont les charges s/achetaient à bea.ux deniers, coffiptynts, ne ppuvait. avoir }a mission qu'il s'arrogeait } que jamajs la natipn. ne Ja lui av&U reconnue; que, dau* fous les ca§, il n/était Permis à mcw des, parlements dw royaume (]e. concerter avçç d'autres paiements la marché à suivre dans l'opposition qu'ils fajsaiept aux volontés, dp rqi, et
1 Particularités sur les ministres des finances célèbres, p. 167, note.
enfin, qu'ils manquaient tout à la fois à leur serment et à leur devoir en suspendant, comme ils l'avaient fait maintes fois, le cours de la justice pendant des semailles entières.
La plupart de ces raisons avaient, il faut l'avouer, un grand poids. On peut ajouter que la résistance des parlements à l'enregistrement de divers édits n'avait presque jamais été désintéressée et impartiale. Toujours la passion, l'esprit de parti y avaient joué un grand rôle. On en avait déjà eu des preuves fréquentes sous la Fronde, au commencement de la dernière régence et depuis cette époque. L'opposition que fit, quelques aimées après, le parlement de Paris à l'enregistrement des réformes proposées par Turgot, donna une juste idée de l'étroitesse de vues, du peu de lumière et du défaut de patriotisme de ce corps.
Tout porte à croire que la destruction des parlements étafy une affaire arrêtée dans l'esprit du chancelier, lorsque l'abbé Terray fut nommé ministre. Après avoir joué un rôle fort actif, quoique secret, dans l'expulsion des jésuites, l'abbé Terray était destiné à procéder, sous la conduite du chancelier Maupeou et de Mm6 Du Barry, à celle des parlements. Un premier coup, qui devait décider et amener tous les autres, leur fut porté par un édit du mois de décembre 1769. Il s'agissait, pour le moment, de tracer aux parlements des limites infranchissables, de leur interdire notamment les interruptions de service, les démissions combinées et les arrêts concertés d'un parlement à l'autre. Le secrétaire du chancelier, M. Lebrun, avait, c'est lui-même qui le raconte, préparé, d'après ces bases, un projet d' édit. « On le trouva trop faible, dit-il; un autre fut rédigé par l'abbé Terray et fut adopté comme il l'avait rédigé dans son préambule et ses dispositions '. » Quelque temps après, le
1 Rapports, opinions y etc., p. 34.
L'ABBÉ TERRAT. ' 395
chancelier, devenu tout-puissant, fit renvoyer le duc de Choiseul et recomposa le ministère à son gré.
En même temps, le parlement de Paris recevait, coup sur coup, des lettres de jussion pour l'enregistrement de l'édit qu'avait rédigé l'abbé Terray. Ces lettres n'ayant produit aucun effet, on eut recours à un lit de justice à la suite duquel le parlement formula de nouvelles remontrances et suspendit ses jugements. C'était l'occasion que le chancelier attendait. On apprit un jour que les parlements étaient exilés et remplacés par des Conseils supérieurs formés de conseillers d'État et de maîtres des requêtes. Bien accueillis par les provinces, ces Conseils, d'où la vénalité des charges était exclue, furent célébrés par Voltaire, qui s'aliéna ainsi le duc de Choiseul. Après bien des hésitations, les avocats de Paris, Gerbier en tête, consentirent à plaider devant le nouveau parlement*. Le triumvirat Maupeôu, d'Aiguillon et Terray était maître du pouvoir, et tout semblait présager qu'il le garderait longtemps.
Cependant, on remarqua bientôt après que, la victoire à peine obtenue, une rivalité sourde s'était élevée entre le chancelier et le contrôleur général. Le bruit courut même que celui-ci n'aspirait à rien moins, pour prix de ses services et de l'équilibre qu'il avait, disait-il, ramené entre la recette et les dépenses, par les moyens que l'on a vus, qu'à renverser le chancelier pour prendre sa place, qu'il prétendait rehausser encore en se faisant nommer cardinal.