‹ Portraits historiquesChapitre 7 sur 26 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

. La question des investitures n'avait pas, heureusement, occasionné en France une pareille fermentation, ni soulevé de tels orages. Cette différence semble pouvoir s'expliquer par deux causes d'une nature diverse. D'une part, la France était, au douzième siècle, bien plus féodale, et par conséquent moins soumise que ne l'était l'Allemagne à un pouvoir tout à la fois national et central; on comprend donc que les évêques français, qui, sur bien des points, comme à Laon, à Reims, à Beauvais, etc., étaient, en même temps, seigneurs spirituels et temporels, préférassent l'autorité lointaine du pape à celle plus voisine et plus immédiate du coi. D'un autre côté, le clergé français, plus régulier dans ces moeurs que le clergé allemand, redoutait bien moins les effets de la réforme que Grégoire VII et les papes qui lui succédèrent avaient à cœur de faire prévaloir. . Les évêques de France avaient donc, dans la question des investitures, fait cause commune avec le pape. Quant à #

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