‹ Portraits intimes (volume 4)Chapitre 7 sur 50 · LES DEBUTS LITTERAIRES DE HENRI MEILIIAC · texte numérisé non relu

LES DEBUTS LITTERAIRES DE HENRI MEILIIAC

« Caprice (jouant). — Mais je ne me trompe pas, ce personnage grotesque, ce Huron qui se drape dans une toile à matelas, c'est mon traître, c'est Chicandard.

« — On vous fait dire de jolies choses au théâtre, dit le duc scandalisé.

« — Allez donc, allez donc, reprend la comédienne; je suis pressée; donnez-moi la réplique! »

Et le duc, un peu honteux du rôle qu'on lui fait jouer, lit d'un air majestueux la phrase suivante :

« — Ohél les titis, les balocheurs, les flambards et leschaloupeuses. Ohé! du moelleux, mes amours, et de la décence, du moelleux surtout I »

Caprice ne peut garder son sérieux, elle éclate de rire au nez de Son Excellence :

« — Eh bien, monseigneur, direz-vous encore que vous résistez toujours aux volontés d'une femme? Je me suis offert le plaisir de vous transformer en débardeur! »

C'est la morale de la comédie .

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