‹ Portraits littérairesChapitre 12 sur 29 · ET DES LOIS M RT1 II. HT · texte numérisé non relu

ET DES LOIS M RT1 II. HT

par un son plein, si Pavant-dernier finit par in son

imirt.

La proportion flans les diverses parties d'une phrase

el I harmonie dans les sons finaux, voill deux lois du style ne personne n'a le droit d'enfreindre. Il n'y a de style

(|u a ce prix. (Tes! ainsi qu'il n'y a pas de peinture, si l'on l'ait la jambe plus grosse que la cuisse, et si l'un transpose les couleurs des diverses parties du corps, de manière à donner aux membres la couleur des yeux, et aux yeux la couleur des membres. Toutes les inspirations d'artiste. Ions les caprices d'écrivains, toutes les révélations de poète, sont donc obliges de respecter ces deux lois du style, sans lesquelles il n'y aurait pas de style : la proportion des membres de phrase, qui est le dessin, et l'alternation des sons finaux, qui est l'harmonie. Tous les écrivains de valeur, quelque individualité qu'ils aient, sont obligés de s,- ressembler par l'observation de ces deux lois, de même que les peintres de toutes les écoles sont obligés de faire des bras et des jambes aux corps qu'ils dessinent ; mais voici maintenant un champ qui est libre, un champ dans lequel tout écrivain entre comme il veut, c'est-à-dire voici où commence à poindre la différence des styles.

Indépendamment du dessin d'une phrase et de son harmonie, il y a sa forme. Cette forme appartient à l'artiste; il en fait ce qu'il veut; il la jette dans l'un de ces moules infinis en nombre et en caractère, qui ne sont autre ebese que le sentiment individuel, que la révélation personnelle du beau, mais qui font qu'un livre contient autant de phrases qu'un pré contient de fleurs, sans que, ni d'un côté ni de l'autre, ni dans le pré ni dans le

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