I. Lettre à madame la duchesse de Castrie8,.du 5 MtobrclSji
U PORTRAITS LIITÉRAUES.
les écrivains, rien ou peu de chose : ni lableauv, ni jugements, ni anecdotes; il était trop pressé pour iliscoarir.
Les luttes politiiiues \\2 roccnpcnt pas plus q'ie les événements littéraires. Kt cc;)cn(lant B:ilzac eut, de ce côté, lui aussi, ses v;ii)s et ses rêves; lui aussi, il eut voulu jouer un rô!esar cette scène. Écoulez ce que, dès 1820, il écrivait à sa sœur, alors la confi .lente de sei travaux et de ses projets d'avenir :
c Je suis plus engoué que jamais de ma carrière pour une foule de riiiso;is... Nos révolutions sont bien loin d'être terminées; à la manière dont les choses s'agitent, je prévois encore bien des orages. Con ou mauvais, le syslèiTie représentatif exige d'immenses talents : les grands écrivains seront nécessairement recherchés dans les crises politiques ; ne réunissent-ils pas à la science l'esprit d'observation et la profonde connaissance du cœur huaialn?
€ Si je suis un gaillard (c'est ce que nous ne savons pas encore, il est vrai), je puis avoir un jour autre chose que i'illuslration littéraire, et ajouter au titre de grand écrivain celui de grand citoyen... >
En 1831, Balzac pose sa candidature dans deux collèges, à Aiigoulêrae et à CaiTibrai. A quelque temps de là, il préparc un article pourle journal de M.Laurenlie, Je Rénovateur, Protégé par le duc de Filz-James, il espérait alors arriver à la Chambre. Plus tard, il est vrai, rebuté par les échecs, cette roule lui étant fermée, il sembla ne vivre plus que pour la gloire littéraire.