‹ Portraits littéraires et philosophiquesChapitre 23 sur 30 · Histoire des États-Unis^ t. II · texte numérisé non relu

Histoire des États-Unis^ t. II

montra une grande patience ; les soldats restèrent immobiles sous les provocations, les injures, les boules de neige; mais enfin un soldat, qui avait reçu un coup , tira sans en avoir reçu l'ordre : six autres en firent autant. Trois des assaillants tombèrent; huit personnes furent blessées. La ville aussitôt fut dans une extrême agitation ; on dut faire retirer les troupes, et la passion populaire surexcitée , traitant les soldats anglais d'assassins, voulut les faire juger.

La loi anglaise ne connaît pas de tribunaux d'exception : les meurtres ou vols commis par un soldat, c'est le jury qui les juge. Le capitaine Preston fut donc accusé , emprisonné , traduit devant le jury, et on n'épargna rien pour enflammer les esprits contre lui. Mais une foule de témoins vinrent attester sa modération et son innocence : le jury rendit un verdit de non coupable^ et un juge de la cour prononça ces paroles : «Je suis heureux de dire qu'après un examen sévère , la conduite du prisonnier s'est montrée sous le jour le plus favorable. Mais je suis profondément affligé d'une affaire qui tourne à la confusion de ses promoteurs et à la honte de la ville en général. » Les soldats furent aussi jugés et acquittés, à l'exception de deux qui avaient tiré sans ordre et qui furent déclarés coupables d'homicide simple ^

« Je ne sais rien de plus remarquable que ce

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