‹ Portraits littérairesChapitre 18 sur 36 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

nous leur montrerions si bien dégagée de tout élément humain, sur les hauteurs, en pleine lumière, ils nous estimeraient davantage et se sentiraient plus énergiquement entraînés vers F Eglise avec laquelle nous avons le devoir de les réconcilier et qui leur tend ses bras tout grands, ses bras de mère.

Mais, sans la charité, cette élévation même, ce siirsum ne serait d'aucun profit pour la cause de la Vérité. C'est la charité qui est le premier et le plus strict devoir d'un pubUciste catholique. Sur la table de tout journaliste chrétien, nous voudrions voir ce livre excellent, la Bonté du Père Faber. Il devrait être notre règle de conduite, notre code et, en quelque sorte, notre second Evangile.

Est-il besoin de dire que cette charité du catholique doit s'exercer tout d'abord à l'égard des catholiques? Est-il besoin de proclamer une vérité aussi élémentaire? Hélas ! rien n'est peut-être plus nécessaire, et rien n'est plus triste à cet égard que le spectacle offert par les catholiques de France. Ils sont divisés en dix écoles, en dix camps. Il y a quelques années, la même semaine et presque le même jour, nous avons entendu sur les lèvres de deux catholiques cette même phrase cent fois regrettable : « Le plus redoutable ennemi de l'Eglise,

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