XXX INTRODUCTION
les points qui séparent, cherchons ainsi ceux qui rapprochent. Disons à Lamartine : a Votre Geneviève^ votre Tailleur de pierres de Saint-Point^ vos Harmonies sont des œuvres tout à fait chrétiennes et qui vous obligent d'honneur à mourir entre les bras de l'Eglise. Disons à Victor Hugo : a Vous avez écrit les Pauvres gens et la Conscience. Vous désirez comme nous la fin de toute misère, de tout vice, de toute souffrance sur la terre. Ce sont autant de côtés par où vous êtes chrétien, sans le savoir, et même sans le vouloir. Permettez-nous de vous le dire et de souhaiter que vous deveniez tout à fait nôtre. » C'est ainsi que nous devons agir, sans accepter le moindre compromis avec l'erreur et en conservant très-fièrement l'intégrité de notre foi. Puis, ne craignons pas de louer dans les œuvres de nos adversaires tout ce qu'il est légitime d'y louer : les splendeurs de la forme, les beautés du style, l'harmonie de la langue, la sincérité même de la pensée et la droiture des intentions. Ils en seront émus jusqu'au fond de leur conscience et se demanderont si la vérité n'est pas avec ceux qui ont tant de charité !
11 est encore un autre amour qui s'impose au cœur des catholiques : celui de leur siècle. C'est avec une douleur sincère que nous voyons des écrivains catholiques mépriser tous les jours le